Mille façons d’œuvrer pour l’enfance

11 mai 2009 par fso

Editorial de M. Olivier Messer, Assistant Pastoral, Fribourg, Suisse

Lorsque l’on parle de droits de l’enfant, les débats sont souvent animés et les avis divergents. Pourtant, il apparaît évident que l’enfant doit être protégé et que cela passe inéluctablement par le respect de ses droits et la préservation de son développement. Certains droits nous viennent immédiatement à l’esprit parce que découlant du bon sens commun; d’autres semblent d’emblée moins évidents, parfois parce que, sans doute, ils ne sont pas considérés comme étant directement vitaux.

La Convention des droits de l’enfant précise, dans son article 14, que l’enfant a, tout comme l’adulte, la liberté de religion et que ses parents ou représentants légaux doivent l’orienter dans l’exercice de ce droit.

Force est pourtant de constater que l’éducation religieuse catholique n’est, dans notre pays, plus au nombre des préoccupations majeures dans beaucoup de foyers… L’expérience du terrain montre en effet que de nombreux enfants n’ont presque aucune connaissance religieuse précise avant d’être scolarisés. Les cours de catéchisme dispensés aux enfants dans le cadre ou en marge de l’école viennent fréquemment prendre la relève et proposer une démarche de découverte et d’enseignement du catholicisme. Si les méthodes, l’intitulé ou la place accordée à cet enseignement varient d’un canton à l’autre, parfois d’une unité pastorale (ensemble de plusieurs paroisses regroupées en unités pastorales) à l’autre, l’objectif est le même: donner aux enfants catholiques de nos écoles une connaissance de leur religion, une proposition de la foi adéquate à leur âge et un accompagnement sur le chemin des sacrements de l’enfance.

Cheminer avec des enfants sur le chemin de la foi chrétienne, cela débute très tôt. Bien entendu, cela précède généralement la naissance même de l’enfant, puisque celui-ci est, pour le croyant, le fruit de l’amour et de l’engagement de trois personnes, homme, femme et Dieu. Très vite après la venue au monde de l’enfant, le sacrement du baptême le fait entrer dans la communauté des chrétiens, l’Eglise, sous le regard et la protection du Père, accompagné et guidé par Jésus et animé par l’Esprit Saint. Diverses activités d’éveil à la foi accompagnent ensuite les plus petits et en conséquence, leur entourage, jusqu’à l’âge de la scolarité. Là, une approche régulière de la foi chrétienne et de la Bonne Nouvelle mène à l’un des sacrements majeur, celui de l’Eucharistie, par la célébration attendue de la première communion.

Assurer le droit de l’enfant à la liberté de religion sous-entend forcément le guider dans la connaissance de cette dernière, quand bien même son choix devrait se modifier au cours de son existence. Mais aujourd’hui, cela déborde du cadre familial pour toucher plus avant le cadre scolaire. Cette situation démontre, manifestement, toute l’attention et les moyens que l’Eglise catholique doit donner à la pastorale de la catéchèse, dans le souci du respect de ce droit précis de l’enfant.

L’article d’Olivier Messer est paru le 27 avril sur le site de l’Institut des Droits de l’Enfant.

L’éditorial ne reflète pas forcément l’avis de la Fondation Sarah Oberson.

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