Archive pour la catégorie ‘Alerte enlèvement’

LA SUISSE SORT ENFIN DE SA LETHARGIE EN MATIERE D’ALERTE-ENLVEMENT

8 avril 2009

Certes, nous regrettons qu’il faille toujours des tragédies pour agir !…

Mais, nous saluons avec satisfaction les différentes positions prises par la Conférence latine des Chefs de Départements de Justice et Police et par la Conférence suisse des mêmes Chefs de Départements de Justice et Police en faveur de l’instauration d’un tel système en Suisse.

Les déclarations encourageantes de Madame la Conseillère Fédérale Widmer-Schlumpf s’inscrivent dans la même optique. Elles laissent enfin augurer une évolution positive de ce dossier sur le plan suisse.

Nous attendons maintenant des actes concrets, qui viennent concrétiser cette volonté de doter notre pays d’un système alerte-enlèvement, qui a fait maintes fois ses preuves dans d’autres pays.

Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson”
08.04.2009

Lire aussi la rubrique Alerte enlèvement du site de la Fondation Sarah Oberson.

MERCI A LUCIE ET A SES PARENTS…

23 mars 2009

La marche blanche organisée hier à Fribourg par les parents de Lucie en faveur de l’instauration d’un système alerte-enlèvement en Suisse a connu un magnifique succès.

« La mort de Lucie ne doit pas rester vaine !» ont déclaré ses parents. Confrontés à la terrible tragédie de la mort de leur fille, l’engagement des parents de Lucie force l’admiration de tous. Ils ont eu le courage de transcender la tragédie, en menant un noble combat pour éviter de nouveaux drames…

Au nom de la Fondation Sarah Oberson, nous tenons ici à exprimer notre solidarité, notre sympathie et toute notre reconnaissance à la famille de Lucie pour la courageuse initiative qu’ils ont prise.

Avec eux, nous souhaitons vivement que la Confédération empoigne enfin sérieusement le dossier de l’alerte-enlèvement afin de doter notre pays d’un système qui a fait ses preuves à l’étranger et qui permet réellement de sauver des vies…

Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson

Sion, le 23 mars 2009

L’acceptation massive de la motion de M. Didier Burkhalter en faveur d’un système alerte-enlèvement en Suisse fait sortir le Conseil Fédéral de sa léthargie !

16 mars 2009

Par 38 voix contre 1, le Conseil aux Etats vient d’approuver massivement la motion de Monsieur le Conseiller aux Etats Didier Burkhalter. Au nom de la Fondation Sarah Oberson, nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Didier Burkhalter et le Conseil des Etats pour cette décision qui honore le Parlement suisse.

De manière pragmatique, cette motion demande très clairement la mise en place d’un partenariat notamment entre la Confédération et les Cantons afin d’instaurer le plus rapidement possible le système alerte-enlèvement en Suisse.

Certes, la disparition de Lucie, dans des circonstances tragiques que nous connaissons, a plané sur les débats du Conseil aux Etats, consacrés à la motion de Monsieur Didier Burkhalter.

Mais la réponse parfaitement claire du Conseil aux Etats constitue une démonstration supplémentaire de la volonté politique du Conseil des Etats d’instaurer enfin ce système dans notre pays ! Que la réponse vienne du Conseil des Etats, qui est le porte-parole des cantons, est d’autant plus éloquente que le Conseil Fédéral, à tort, a tenté vainement de se cacher derrière la compétence des cantons dans ce domaine.

Faut-il le rappeler : il s’agit d’un problème éminemment national, voire international. D’ailleurs, les criminels ne respectent aucune frontière !

Dès lors, la Confédération doit sérieusement empoigner ce problème afin d’y apporter la réponse adéquate, en ne tergiversant plus pour mettre en place le système alerte-enlèvement, qui a largement fait ses preuves à l’étranger, y compris dans des pays à structure fédérale.

Indéniablement, la motion Burkhalter a fait avancer la cause de la protection de l’enfance en Suisse !

Nous ne doutons pas que le Conseil National saura faire preuve de la même diligence et de la même détermination afin d’exiger de la part de la Confédération qu’elle empoigne sérieusement ce dossier. Il ne faut plus tergiverser et mettre sur pied cette année encore le système alerte-enlèvement dans notre pays…

Dans des situations exceptionnelles, le dispositif actuel ne suffit pas à protéger comme il se devrait des enfants et des jeunes victimes de criminels sans scrupule. La protection de l’enfance et de la jeunesse en danger mérite donc bien cet effort supplémentaire de la part de l’ensemble de notre pays!

Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson
a.Conseiller national

Saxon, le 16 mars 2009

Lisez aussi « Convention de partenariat pour l’ Alerte enlèvement : Là où il y a une volonté, il y a un chemin » Par M. Didier Burkhalter, conseiller aux Etats (PLR/NE), vice-président du Groupe libéral-radical de l’Assemblée fédérale

Une nouvelle motion en faveur de l’instauration du système Alerte-enlèvement en Suisse

26 janvier 2009

Le 18 décembre 2008, Monsieur le Conseiller aux Etats Didier Burkhalter a déposé une nouvelle motion en faveur de l’instauration du système alerte-enlèvement en Suisse. Cette motion, dont le texte figure ci-dessous, a été munie de 24 signatures. Elle demande au Conseil Fédéral de mettre en place dans les meilleurs délais une Convention de partenariat entre tous les partenaires concernés par le système alerte-enlèvement, en particulier les cantons.

Nous saluons le dépôt de cette Motion, qui demande expressément à la Confédération de jouer un rôle moteur dans ce domaine. Il s’agit en effet d’une problématique éminemment nationale, voire internationale. Dès lors, contrairement à certaines allégations fallacieuses, le Conseil Fédéral a le devoir impérieux d’agir en la matière, car la vie d’un enfant n’a pas de prix ! Nous osons espérer que l’année 2009 marquera enfin un tournant, en permettant de doter notre pays de ce dispositif alerte-enlèvement, qui a maintes fois fait ses preuves avec succès en France.

Dr Bernard COMBY
Président de la Fondation Sarah Oberson
a. Conseiller national

08.3928 – Motion
Convention de partenariat pour l’introduction de l’alerte enlèvement

Déposé par :    Burkhalter Didier
Date de dépôt :   18.12.2008
Déposé au :    Conseil des Etats
Etat des délibérations :  Non encore traité au conseil

Texte déposé
Le Conseil fédéral est chargé d’élaborer une convention de partenariat pour la mise en place de l’”alerte enlèvement” au niveau national. Cette convention règlera les principes régissant le partenariat avec les intervenants, en particulier les cantons, les sociétés de transport, les opérateurs de téléphonie, les médias et les associations de victimes. Elle fixera les grandes lignes du système, notamment les critères pour le lancement de l’alerte, l’autorité compétente en la matière ainsi que les moyens à mettre en oeuvre et leur financement. L’objectif doit être de conclure cette convention dans des délais brefs, autant que possible durant l’année 2009.

Développement
Alors que dans d’autres pays – tout particulièrement en France – l’alerte enlèvement fonctionne pleinement et donne entière satisfaction, le dossier a de la peine à démarrer en Suisse. Afin de lui donner la priorité et l’énergie nécessaires, il faut procéder à une mise en commun structurée des efforts et à un regroupement des différents partenaires.
Là encore, l’exemple français peut être utile à notre pays. Depuis 2006, une convention y lie l’ensemble des partenaires. Les questions principales sont abordées et réglées de manière claire et pragmatique. Ainsi, la compétence de déclencher le plan “alerte enlèvement” est octroyée à une autorité judiciaire, après consultation du Ministère de la justice, en concertation avec les enquêteurs et, si possible, avec l’accord des parents.
De même, quatre critères sont clairement identifiés et doivent être tous réunis pour pemettre le lancement de l’opération. Dès que le plan est lancé, le message d’alerte est diffusé pendant trois heures par différents vecteurs qui sont également identifiés et vont des chaînes de télévision aux messages sonores dans les gares en passant par les panneaux sur les autoroutes par exemple. Un seul numéro de téléphone recueille les messages adressés aux enquêteurs dont la mobilisation rapide est assurée.
Tout en tenant compte des quelques spécificités helvétiques supplémentaires, l’organisation à mettre en place peut réellement s’inspirer largement des solutions “à la française”. Une démarche en deux étapes – la première pour l’essentiel des mesures et la seconde pour des compléments plus compliqués (notamment s’il faut procéder à des modifications législatives) – peut également être envisagée et intégrée à la convention à négocier et à conclure.

Compétence :   Département de justice et police (DFJP)
Conseil prioritaire: Conseil des Etats
Cosignataires :   Altherr Hans – Bieri Peter – Bischofberger Ivo – Briner Peter – Bürgi Hermann – Büttiker Rolf – Diener Verena – Egerszegi-Obrist Christine – Forster-Vannini Erika – Fournier Jean-René – Freitag Pankraz – Gutzwiller Felix – Hêche Claude – Hess Hans – Imoberdorf René – Leumann Helen – Luginbühl Werner – Marty Dick – Maury Pasquier Liliane – Ory Gisèle – Recordon Luc – Savary Géraldine – Schweiger Rolf – Seydoux-Christe Anne (24)

Lien intéressant : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f31cb78c-ecbc-11dd-b87c-1c3fffea55dc/Une_alerte_enlèvement_vite

L’ALERTE-ENLEVEMENT : Un espoir pour les enfants disparus !

15 décembre 2008

Article de M. Bernard Comby concernant l’alerte-enlèvement, 10.12.2008 :

La réponse du Conseil Fédéral (26.11.2008) à la dernière interpellation du Conseiller aux Etats Didier Burkhalter concernant le système alerte-enlèvement est affligeante à plus d’un titre.

D’abord, elle fait fi du vote favorable de deux motions intervenu il y a un peu plus d’une année au Parlement de notre pays, qui pourtant demandaient très clairement la mise en place d’un système alerte-enlèvement.

Ensuite, elle ne tient pas du tout compte de la nécessité dans un tel domaine de sortir d’un fédéralisme étriqué dans le but d’agir plus efficacement en cas de disparition d’enfants. Les criminels ne respectent aucune frontière ! Dès lors, il s’avère indispensable d’intervenir au niveau national, voire international lorsque nous sommes confrontés à de tels drames.

Il faut donc impérativement doter la Suisse d’un système alerte-enlèvement, qui a vraiment fait ses preuves dans d’autres pays.

Récemment encore en France, grâce au déclenchement de ce dispositif, un bébé de 2 jours qui avait été enlevé a été retrouvé sain et sauf. Le mérite d’un tel système est précisément d’agir très vite et de diffuser de manière massive toutes les informations utiles par tous les moyens disponibles.

Faudra-t-il une nouvelle disparition d’enfants en Suisse pour que nos autorités politiques empoignent enfin sérieusement ce dossier ? Certes, le système alerte-enlèvement n’est pas une panacée et la Police n’est pas dépourvue de moyens d’agir. Mais, dans des situations extrêmes, il faudrait pouvoir compter sur des mesures plus efficaces, qui permettraient justement d’informer massivement et rapidement et de se donner toutes les chances de sauver la vie d’un enfant disparu ? Dans ce domaine, il vaut mieux en faire un peu trop que pas assez !

Le prénom de Sarah fait vraiment partie de la mémoire collective. Il résonne aujourd’hui comme un appel lancinant en faveur de la protection de l’enfance.

La Fondation Sarah Oberson (prolongement du Mouvement de Solidarité Sarah Oberson) vient de célébrer son 10ème anniversaire. Nous avons voulu marquer cette date en organisant à Saxon, le 7 novembre 2008, une cérémonie du souvenir et de l’espoir…

La Fondation souhaite pouvoir transcender la terrible tragédie du 28 septembre 1985, qui a vu la disparition de Sarah, en agissant en faveur de l’enfance meurtrie.

En marge de cet anniversaire, nous avons tenu à exprimer toute notre reconnaissance à la Police Cantonale Valaisanne ainsi qu’à la Justice pour tous les efforts consentis afin de poursuivre inlassablement les recherches, dans l’espoir de pouvoir un jour élucider cet épais mystère.

Tant que nous n’aurons pas pu le faire, le dossier restera toujours ouvert ! A l’instar de Hubert Beuve-Méry, je dirai que : « C’est au plus profond de la nuit qu’il faut croire à la lumière » !

Au nom de la Fondation Sarah Oberson, et de la petite Sarah, qui a connu le même sort que quatre autres enfants disparus en Suisse dans les années 1980, j’en appelle à la responsabilité des Autorités politiques de ce pays ! Je souhaite ardemment que le Conseil Fédéral et la Conférence des Chefs de Départements de Justice et Police arrêtent de tergiverser et passent enfin à l’action en dotant notre pays de ce système alerte-enlèvement, en concertation avec les pays environnants, dont la France en particulier. La protection de l’enfance, qui n’est pas qu’une tâche cantonale, vaut bien une double attention, celle du Gouvernement Suisse et celle des Gouvernements cantonaux !

Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson

10 décembre 2008