Fondation Sarah Oberson
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C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’organiser cette Soirée Sarah Oberson 2011
29 novembre 2011La tragédie de la disparition des jumelles Alessia et Livia au début de cette année nous a tous interpellés !.. Au sein de la Fondation Sarah Oberson, nous nous sommes demandés comment faudrait-il faire pour éviter à l’avenir que la séparation des parents finisse en drame pour les enfants ?
Discours d’ouverture de la Soirée Sarah OBerson 2011, Dr. Bernard Comby
La tragédie de la disparition des jumelles Alessia et Livia au début de cette année nous a tous interpellés !.. Au sein de la Fondation Sarah Oberson, nous nous sommes demandés comment faudrait-il faire pour éviter à l’avenir que la séparation des parents finisse en drame pour les enfants ?
C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’organiser cette Soirée Sarah Oberson 2011, consacrée à cette importante problématique d’actualité, en attirant votre attention sur les nouvelles solutions à développer pour le futur.
Il faut savoir qu’en Suisse, plus de 50 % des mariages se terminent en divorces, avec leurs cortèges de problèmes pour les parents et surtout pour les enfants concernés. Certes, le divorce fait partie de l’évolution de notre société et n’est pas nécessairement une calamité. Mais il porte en lui son lot de souffrances pour les milliers d’enfants involontairement touchés par ces ruptures entre adultes. Chaque année, ils sont au nombre d’environ 15’000 enfants embarqués bien malgré eux dans cette aventure.
Fort heureusement, dans la grande majorité des cas, les situations trouvent un règlement à l’amiable, respectant le bien des enfants concernés. Nous estimons à quelque 10 % les cas de divorces litigieux. Certains conduisent même à des situations extrêmes.
Par exemple, en Suisse, l’année dernière, 102 nouveaux cas d’enlèvements parentaux internationaux ont eu lieu. Il s’agit-là de couples bi-nationaux déchirés, qui engendrent des situations où les enfants sont en quelque sorte pris en otage par l’un des deux parents…
Quelles sont les solutions qui permettront à l’avenir de mieux régler cette délicate question de la séparation ou du divorce des parents ? La médiation familiale, l’autorité parentale partagée, le curateur des enfants ; il s’agit-là de solutions à mettre en œuvre pour apporter des réponses adéquates aux douloureux problèmes posés.
Pour ma part, je pense que nous devrions généraliser la médiation familiale lors de toute séparation ou de tout divorce, entraînant dans leur sillage des enfants. Il faudrait la rendre obligatoire ! Les expériences réalisées en France dans ce domaine ont donné des résultats tout à fait probants. En Suisse, des expériences concluantes ont également été faites à ce sujet. Dans le cas d’enlèvements sur le plan national, voire international, la médiation demeure aussi sans doute la solution la plus efficace. Mais il ne faut pas non plus exclure la possibilité d’élargir les critères du déclenchement de l’Alerte Enlèvement lorsque l’intégrité de l’enfant est mise en danger…
La Fondation Sarah Oberson souhaite aussi que la Suisse se dote rapidement du numéro européen 116000 pour apporter une écoute attentive, des conseils utiles et un soutien bienveillant aux familles confrontées à la disparition des enfants. Il semble que la Confédération veuille sérieusement empoigner ce problème, avec l’aide des ONG spécialisées en la matière. Nous l’y encourageons ardemment. Il s’agit à notre avis d’un complément indispensable au système Alerte Enlèvement, entré en vigueur dans notre pays le 1er janvier 2010.
Quant à la solution de l’autorité parentale partagée, qui fait débat actuellement en Suisse, elle devrait sans doute devenir la règle dans tous les cas de séparations ou de divorces.
D’ailleurs, une motion vient d’être approuvée tacitement dans ce sens par le Conseil National, le 30 septembre 2011 et une modification du Code Civil devrait rapidement voir le jour dans notre pays, selon la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.
Certes, il ne s’agit pas d’une panacée, car plusieurs mesures concomittantes s’avèrent indispensables afin de respecter le bien et l’intérêt de l’enfant concerné, conformément à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ratifiée par la Suisse. Mais il est temps que notre pays fasse de l’autorité parentale partagée une règle générale à appliquer dans toutes ces situations. Personnellement, je saisis l’occasion de cette Soirée pour lancer un appel en faveur de cette solution.
En remettant l’intérêt de l’enfant au centre de ce phénomène de société, la Soirée Sarah Oberson 2011 vise donc à réfléchir sur certains dispositifs mis en place partiellement ou à titre expérimental dans notre pays, à savoir notamment la médiation familiale, l’autorité parentale conjointe et le curateur de l’enfant.
En confrontant ces pratiques avec la réalité quotidienne, les exposés que nous allons entendre et la Table ronde nous apporteront sans doute les réponses souhaitées.
D’ores et déjà, je remercie chaleureusement tous les Intervenants de ce soir, qui nous ont fait l’honneur et l’amitié de leur présence et vous dédie à tous cette pensée de Fénelon :
« L’enfant est comme une bougie allumée dans un lieu exposé au vent : sa lumière vacille toujours. »
Mobilisons-nous contre la disparition d’enfants
8 novembre 2011La Fondation Sarah Oberson organise une soirée pour éviter que la séparation des parents ne provoque l’enlèvement d’enfants. A suivre demain à Saxon.
Article paru dans Le Nouvelliste le 8 novembre 2011 – CHRISTINE SAVIOZ
EVITER DES DRAMES
Sarah Oberson aurait 31 ans aujourd’hui. Qu’est donc devenue la fillette disparue à Saxon en 1985? La question est sur toutes les lèvres depuis plus de vingt-cinq ans. Pendant toutes ces années, ses parents ont espéré la retrouver. Aujourd’hui, ils espèrent toujours, envers et contre tout. Même si, pour l’instant, les recherches n’ont pas abouti. « Le dossier ne sera pas fermé tant qu’on n’aura pas retrouvé Sarah », affirme Bernard Comby, président de la Fondation Sarah Oberson.
Un drame marquant
Le Saxonin s’est beaucoup investi pour que la disparition de Sarah ne sombre pas dans l’oubli. Il était l’un des pionniers du mouvement de recherche de la fillette à la fin des années 80, puis de la Fondation au nom de Sarah Oberson. « Ce drame m’a beaucoup touché. Ma fille connaissait bien Sarah. Sa disparition a plongé le village dans la stupeur. C’était la pire catastrophe qui pouvait arriver », se souvient Bernard Comby.
Depuis lors, il n’a jamais baissé les bras. Pour soutenir la famille de Sarah, mais aussi pour faire de la prévention dans l’enlèvement d’enfants. Chaque année, la Fondation organise des journées Sarah Oberson. Cette année, décision a été prise de mettre sur pied une soirée sur le thème: « Séparation des parents, disparition des enfants: quelques pistes« . La soirée, sans inscription et gratuite, aura lieu demain à 19 heures au casino de Saxon (voir encadré). « Nous avons eu l’idée de ce thème suite à la disparition des jumelles Alessia et Livia. L’enlèvement d’enfant par l’un des parents est malheureusement de plus en plus fréquent et nous voulions tenter de donner quelques solutions avant qu’il ne soit trop tard », note Bernard Comby.
Ainsi la Fondation s’investit-elle à fond dans la mise sur pied des numéros d’alerte enlèvement, dont le 116 000, (numéro européen) – également l’un des buts de la Fondation Missing Children Switzerland fondée par la maman des jumelles, Irina Lucidi. « Le 116 000 n’est pas encore en vigueur en Suisse, alors qu’il l’est dans de nombreux pays européens, dont la France, l’Italie et l’Allemagne », souligne Bernard Comby. Or les chiffres le prouvent: cette ligne d’urgence gratuite est plus que nécessaire en Suisse. L’an dernier, 102 parents ont enlevé leurs enfants dans le pays. « La grande majorité de ces enlèvements se sont faits hors frontières helvétiques, lorsque le parent a emmené l’enfant dans son pays d’origine », explique Bernard Comby. Sans oublier les fugues d’enfants. « Nous pouvons compter entre 1000 et 1100 enfants disparus en Suisse chaque année. »
Si la Fondation Sarah Oberson est active dans la promotion du 116 000, elle ne peut cependant pas financer une telle entreprise. « C’est une affaire à un million et nous n’en avons pas les moyens. C’est à la Confédération de prendre en main ce projet », explique Bernard Comby.
Car le phénomène n’est pas près de s’atténuer. Les disparitions d’enfants font la une des journaux régulièrement. La semaine dernière encore, Océane, 8 ans, a été retrouvée morte après avoir été enlevée en plein cœur de Bellegarde, un village français de 6000 habitants. « S’il n’est pas bon de tomber dans la psychose, il faut quand même redoubler de prudence », note Bernard Comby.
Une fois le drame arrivé, difficile ensuite pour les parents de faire le deuil. Surtout lorsque l’enfant n’a pas été retrouvé. « Comment vivre après une disparition? Je crois que l’on survit. En plus, pour les parents Oberson par exemple, chaque fois que l’on reparle de l’enlèvement de Sarah, tout remonte à la surface. C’est pénible à vivre pour eux. » Des parents qui ont pourtant décidé de ne jamais baisser les bras et d’aider les autres personnes vivant un tel drame. « A travers la Fondation, ils essaient de supporter l’insupportable. C’est aussi une façon de maintenir leur enfant vivante. »
C’était le 28 septembre 1985…
Le 28 septembre 1985, à 17 h 30, Sarah Oberson, 5 ans, quitte son domicile de Saxon pour se rendre chez sa grand-maman quelques mètres plus loin. Elle n’y est jamais arrivée.
A 18 h 30, ses parents, aidés d’une dizaine d’autres personnes, commencent à la chercher dans le village. Le vélo de Sarah est retrouvé au bas de l’escalier accédant à la salle de gymnastique. Deux personnes diront plus tard avoir aperçu la fillette dans la cour d’école, à 50 mètres du domicile familial.
A 21 h 20, le papa de Sarah avertit la police cantonale. Un avis de disparition est alors diffusé partout. Les recherches seront intensives pendant des semaines. Sans succès.
De fausse piste en fausse piste
Vingt-six ans ont passé. Mais le dossier n’est pas fermé. Chaque année, des informations parviennent à la police cantonale. Informations contrôlées, vérifiées. Certains affirment avoir aperçu une petite fille ressemblant à Sarah – comme cette dame disant l’avoir vue à Vienne; d’autres prétendent savoir l’endroit où se trouve la fillette devenue une jeune femme, grâce à des pendules. Toutes les pistes ont été étudiées. Malheureusement, les fausses pistes se sont succédé. A chaque fois, l’espoir des parents a été déçu. Un portrait robot de Sarah, vieillie de quelques années, a même été réalisé par le FBI plusieurs années après sa disparition. Cela n’a pas suffi. Sarah Oberson reste introuvable. Est-elle seulement toujours vivante?
L’espoir demeure
« Nous ne voulons pas perdre espoir. Peut-être qu’il existe encore des personnes qui ont vu quelque chose et n’ont rien dit. Nous sommes prêts à les entendre », souligne Bernard Comby, conscient que la disparition date de plus de vingt-six ans. « Certaines personnes sont peut-être décédées avec quelque chose qu’elles savaient. Elles sont peut-être mortes en emportant ce secret. »
En attendant, l’élan de solidarité qu’a soulevé cette disparition n’a jamais failli depuis 1985. Des centaines de personnes ont aidé la famille et ont été sensibilisées par ce drame qui peut arriver à tout parent. Une manière aussi de ne jamais oublier Sarah Oberson.
Entre 1984 et 1986, quatre autres enfants ont disparu en Suisse, dont on est toujours sans nouvelles aujourd’hui.
« La médiation est la meilleure solution »
« Nous avons en moyenne 70 à 80 dossiers par année de parents ayant enlevé leurs enfants », souligne Rolf Widmer, directeur du Service social international (SSI) à Genève – il sera d’ailleurs l’un des intervenants de la soirée Sarah Oberson demain soir à Saxon. Parmi les dossiers traités par ce service, il existe des cas valaisans. « Oui, nous en avons, bien sûr. Ce sont surtout des parents binationaux. L’un des deux parents ayant décidé de retourner dans son pays d’origine avec l’enfant. » Dans ces situations particulières, le SSI tente alors de nouer le contact avec le parent qui a disparu. « En général, nous savons où il est parti. » Place ensuite à la médiation. L’essentiel étant de pouvoir instaurer un dialogue entre le père et la mère. « La solution ne peut être trouvée que si les parents acceptent de se parler. La médiation est la meilleure solution », ajoute Rolf Widmer.
Dans 80% des cas, le dialogue peut être rétabli. « Nous avons par exemple eu récemment la situation d’une maman partie en Australie. Le papa a alors pu dialoguer à nouveau avec ses enfants, en leur parlant par webcam dans nos bureaux. Il venait chaque jour pour voir ses enfants. »
Sécurité de l’enfant primordiale
Le plus important reste la sécurité de l’enfant. « Nous faisons tout notre possible pour en savoir plus sur son état et pour le protéger ensuite », ajoute Rolf Widmer. Toutes les décisions sont prises dans l’intérêt de l’enfant. « De nombreux parents enlèvent leurs enfants par peur de ne plus avoir de droit de visite. Il s’agit alors de discuter pour voir comment les choses peuvent s’arranger au mieux. » Le Service social international dispose d’un réseau mondial comptant 140 pays, un atout non négligeable pour retrouver un père ou une mère ayant disparu.
Parfois, une maman peut faire appel au SSI par prévention. « Elle craint par exemple que son ex-mari n’emmène ses enfants dans son pays d’origine. On tente alors d’instaurer le dialogue avec le papa pour donner des sécurités, pour rassurer la maman. Cela représente la moitié de nos dossiers », précise encore Rolf Widmer.
Si le Service social international a identifié le lieu où s’est réfugié un parent, la police n’intervient pas. « Sauf si un tribunal l’exige », note Rolf Widmer. Pour toutes les autres disparitions, les policiers interviennent immédiatement. D’où l’importance de la mise en service du numéro 116 000 en Suisse. « C’est au moins un endroit où les parents pourront s’adresser. Mais cela ne marchera que si les personnes répondantes sont bien formées », conclut le directeur du Service social international.
Commentaire : Christine Savioz
Je m’en souviens comme si c’était hier. Je me rappelle de cette image diffusée sur le petit écran, placardée partout dans le canton, de cette bouille joviale brutalement arrachée aux siens.
Je me souviens de l’incompréhension aussi. Comment une fillette de 5 ans pouvait-elle ainsi être enlevée dans un village où tout le monde se connaît? L’acte paraissait inimaginable pour les Valaisans. Subitement, tous les parents du canton ont redoublé de vigilance. Ils ont prévenu, encore et encore, leurs enfants de ne pas suivre des inconnus. Je me souviens des consignes parentales me demandant de faire attention aux « individus paraissant bizarres ». Tout le monde semblait soudain suspect aux yeux de l’adolescente que j’étais. L’ambiance était à la méfiance partout, dans et hors de la cour d’école. L’affaire a soulevé des vagues d’émotions et de solidarité en Valais, en Suisse et dans toute l’Europe. Les témoignages se sont accumulés. Il y a eu les espoirs. Puis, les déceptions. Car, malgré des recherches intensives, des appels répétés à la population d’ici et d’ailleurs, rien n’y a fait.
Sarah est toujours introuvable. Le mystère reste complet. Et la douleur des parents ne peut pas s’amenuiser.
Comment ne pas se révolter devant un tel drame? Comment vivre après la disparition de son enfant?
Les parents de Sarah Oberson ont sans doute tenu bon pour leurs autres enfants. Ils ont peut-être puisé la force de survivre dans leur envie d’aider les parents vivant le même drame. Dans leur investissement pour contribuer au développement des alertes enlèvement, aussi. En s’investissant pour les autres, ils ont réussi à traverser les années et à avancer malgré tout. Même si le chagrin ne passera jamais. Comme l’espoir de retrouver un jour leur adorable Sarah. Je me souviens d’une photographie en noir-blanc. La fillette souriait à pleines dents, devant un arbre en fleurs. Elle semblait heureuse.
Ce 28 septembre-là, il a subitement fait très froid.
Au Programme
La soirée Sarah Oberson aura lieu ce mercredi 9 novembre à 19 heures au casino de Saxon, sur le thème « Séparation des parents, disparition des enfants: quelques pistes ». Les intervenants tenteront de trouver des solutions pour éviter que la séparation des parents ne finisse en drame pour les enfants. L’entrée est gratuite.
19 heures. Les enlèvements parentaux: l’enfant otage, par Rolf Widmer, directeur du Service social international (SSI).
19 h 20. « Enfants et séparations: quel rôle pour la médiation familiale », par Christine Debons, médiatrice indépendante.
19 h 35. « L’autorité parentale conjointe: pratique des tribunaux » par Christophe Joris, juge de district, Tribunal de Martigny et Saint-Maurice.
19 h 50. « Le curateur de l’enfant: un nouveau venu sur la scène judiciaire » par Patricia Michellod, avocate et curatrice dans le canton de Genève.
20 h 05. Table Ronde dirigée par Fabrice Germanier, membre du Conseil de la Fondation Sarah Oberson, avec Christian Varone, commandant de la police cantonale valaisanne, Yves Toutounghi, directeur général de la Fondation Missing Children Switzerland, Doris Agazzi, coordinatrice romande de la Fédération suisse des familles monoparentales (FSFM) et Frédéric Métrailler, membre du Mouvement de la Condition Paternelle Valais.
21 heures. Clôture
21 h 05. Apéritif offert par la commune de Saxon.
Renseignements complémentaires sur www.sarahoberson.org.
A noter que toute personne peut soutenir les activités de la Fondation en devenant marraine ou parrain par le versement d’un montant de 20 francs.
Comment éviter que la séparation des parents finisse en drame pour les enfants ?
6 septembre 2011Comment éviter que la séparation des parents finisse en drame pour les enfants? Remettant l’intérêt de l’enfant au centre de ce phénomène, la Fondation Sarah Oberson organise la Soirée Sarah Oberson 2011 : « Séparation des parents, disparition des enfants : quelques pistes », qui vise à réfléchir sur certains de dispositifs qui tentent d’atténuer les répercussions négatives de ces ruptures : la médiation familiale, l’autorité parentale conjointe et le curateur de l’enfant. En invitant des praticiens qui travaillent avec ces outils, la Fondation cherche à confronter ces pratiques à la réalité.
Chaque année en Suisse, environ 50% des mariages finissent en divorces : on estime à 15’000 les enfants concernés par la séparation de leurs parents, sans compter les séparations hors mariage. Malgré l’acceptation sociale acquise dans les dernières décennies, la rupture porte avec elle un lot important de souffrance, pour les parents eux-mêmes mais aussi pour les enfants issus de ces alliances.
La grande majorité des situations se règlent de manière civilisée. On estime que les cas de divorce litigieux ne sont que le 10%. Il n’en reste pas moins que, entre ces cas litigieux, des cas extrêmes existent. En Suisse, 102 nouveaux cas d’enlèvements parentaux ont été enregistrés en 2010 – ces chiffres ne considèrent que les enlèvements internationaux. Les médias nous informent régulièrement de cas d’homicide d’enfants perpétués par un des parents et qui tente de se suicider par la suite. Les enfants paient parfois cher la séparation de leurs parents.
La France a instauré des tribunaux des familles, qui permettent une spécialisation des professionnels et un encadrement des familles. La Suisse a choisi de faire face à ce phénomène en introduisant des mécanismes qui tentent d’atténuer les répercussions négatives de ces ruptures, notamment sur les enfants. Remettant l’intérêt de l’enfant au centre de ce phénomène, la Soirée Sarah Oberson 2011 vise à réfléchir sur certains de ces dispositifs : la médiation familiale, l’autorité parentale conjointe et le curateur de l’enfant. En invitant des praticiens qui travaillent avec ces outils, la Fondation cherche à confronter ces pratiques à la réalité.
La médiation familiale fait désormais partie des démarches de séparation que se soit sur le plan judiciaire qu’extrajudiciaires. Lors de séparation, dans des familles qui ne fonctionnent pas sur un modèle égalitaire et démocratique, la médiation, promotrice des séparations négociées, peut-elle arriver à des résultats qui garantissent une meilleure protection du mineur ?
L’autorité parentale conjointe – pratique de plus en plus appliquée que se soit dans les pays voisins qu’en Suisse – fait débat dans notre pays depuis maintenant deux ans. Dans la pratique quotidienne, lors de couples déchirés par des conflits, est-elle un moyen pour permettre à l’enfant de bénéficier de l’apport éducatif des deux parents, ou elle perpétue plutôt les mésententes, en aggravant ainsi le contexte de vie de l’enfant ?
Le curateur, ce nouvel acteur juridique, défend les intérêts de l’enfant. Quels remparts existent pour garantir la légitimité de cette représentation, notamment quand l’enfant n’a pas encore développé sa capacité de discerner ? Et de quelle manière le fait de défendre les intérêts de l’enfant, membre égalitaire de la famille en conflit, permet de lui garantir une meilleure protection ?
En vue de refléter la complexité et la diversité des situations de séparation et d’envisager des pistes de solution réalistes, la Fondation Sarah Oberson a organisé une table ronde qui suivra les présentations des experts. Cette table ronde se veut à la fois contradictoire et constructive en introduisant dans le débat, en plus des professionnels du secteur, la voix et le vécu des parents gardiens et non-gardiens, par des représentants respectivement de la Fédération suisse des familles monoparentales et du Mouvement de la Condition Paternelle Valais.
LA FONDATION SARAH OBERSON,
L’INSTITUT INTERNATIONAL DES DROITS DE L’ENFANT
organisent
une soirée de réflexion sur le thème :
Séparation des parents, disparition des enfants : quelques pistes
Le mercredi 9 novembre 2011
au Casino de Saxon
La Fondation Sarah Oberson organise chaque année une journée de réflexion, sur les thèmes d’actualité liés à la protection de l’enfance. Cette année, elle propose une nouvelle formule dans le but de rendre plus accessible ce moment d’approfondissement aux professionnels et aux parents. Elle présente ainsi 4 interventions d’experts de 15 minutes chacune et une table ronde qui se veut ouverte au débat d’idées.
ONU : Jean Zermatten élu Président du Comité des Droits de l’enfant de l’ONU
31 mai 2011Membre du Comité des Droits de l’enfant de l’ONU depuis février 2005, Dr Hc Jean Zermatten y a accédé hier à la charge de Président. Fondateur et ancien Président du Tribunal cantonal des Mineurs, Jean Zermatten est Directeur de l’Institut international des Droits de l’Enfant, basé à Sion et fondé en 1995. Il est également le Vice-Président de la Fondation Sarah Oberson.
Le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, composé de 18 experts, se réunit quatre fois l’an à Genève pour évaluer l’application par les Etats parties de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (1989). Dans le cadre de ces activités, Jean Zermatten a œuvré activement pour améliorer la situation de la justice pour mineurs, et intensifier la protection des enfants contre la violence et l’exploitation. Il effectue régulièrement des missions d’évaluation et de conseil auprès d’ONG et de gouvernements sur divers continents. Au niveau national, c’est une personnalité charismatique, un orateur qui porte la cause des Droits de l’Enfant avec simplicité et enthousiasme auprès de publics très variés.
Vice-Président du Comité des Droits de l’Enfant depuis 2007, Jean Zermatten, a été élu par acclamation des deux chambres. C’est un honneur pour la Suisse et le Valais de compter au nombre de leurs ressortissants une personnalité d’un tel rayonnement. Par son action, Jean Zermatten a fait connaître les Droits de l’enfant auprès des instances dirigeantes, des professionnels, participant ainsi à donner un nouveau statut à l’enfant dans notre société. Par la mise en œuvre de formations à différents niveaux (Master post-grade IUKB-Université de Fribourg, Master interdisciplinaire IUKB, ainsi que diverses formations continues), il a fait des Droits de l’Enfant une réelle matière d’études académiques. Dans différents pays de la planète, l’on s’apprête actuellement à suivre l’exemple de la Suisse à cet égard.
L’Institut international des Droits de l’Enfant, ainsi que tous ses partenaires, se réjouissent de cette élection. Le travail de pionnier de Jean Zermatten mérite de le voir accéder à l’honneur d’une charge qu’il accomplira avec toute la combativité et l’expérience souhaitées.
Sion, le 30 mai 2011
www.childsrights.org
« C’est avec une immense joie que je viens d’apprendre ta désignation en qualité de nouveau Président du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies. Je tiens à te présenter mes plus chaleureuses félicitations. Je forme, à ton intention, mes meilleurs voeux de succès dans l’accomplissement de ce mandat extrêmement important.
Cette brillante nomination constitue une magnifique consécration et reconnaissance pour tous les efforts que tu as consentis, pendant toute ta vie professionnelle, en faveur de l’enfance et de la jeunesse en difficulté en Valais et dans le monde. Cet honneur rejaillit sur le Valais et la Suisse. »
Bernard Comby,
Président de la Fondation Sarah Oberson
Après Alerte enlèvement, peut-on offrir mieux ?
24 mai 2011Le 25 mai, la Journée internationale des enfants disparus : cette journée veut garder vivace le souvenir de ces enfants et donner un message d’espoir et de solidarité aux parents qui n’ont plus de nouvelles.
Depuis trois ans, la Fondation Sarah Oberson souligne par un article sur son blog la Journée internationale des enfants disparus, le 25 mai. Cette journée veut garder vivace le souvenir de ces enfants et donner un message d’espoir et de solidarité aux parents qui n’ont plus de nouvelles.
Durant ces trois ans, l’arsenal de réaction à une disparition d’enfant en Suisse s’est doté du système Alerte enlèvement, système qui n’arrête pas de se perfectionner. L’extension du réseau de distribution des messages de disparition s’étend depuis le 1er février de cette année aux téléphones portables des personnes inscrites sur la liste de distribution. (Inscrivez-vous)
L’Union européenne (UE) œuvre aussi pour l’opérationnalisation d’un système de réaction de plus en plus performant.
D’une part, l’alerte enlèvement au niveau européen, pour laquelle la famille McCann a déployé beaucoup d’énergie, devient une idée en voie de réalisation. Désormais, 6 pays européens disposent d’un système d’alerte enlèvement. De plus, la France « s’est associée au Royaume-Uni, à la Belgique et aux Pays-Bas, dans le cadre d’un projet européen dénommé LADS.eu (Lutte Anti-Disparitions dans l’Union européenne). Ce programme, cofinancé par la Commission européenne, a pour objectif le renforcement de la compatibilité et de la coordination des dispositifs d’alerte enlèvement entre la Belgique, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ».
D’autre part, grâce aux normes édictées et au soutien de l’UE, quinze pays européens, dont la France et l’Italie (au Royaume Uni ce service n’est que partiellement opérationnel), disposent du numéro d’appel unique 116 000. Il s’agit d’un numéro destiné à écouter et à accompagner les familles d’enfants disparus, fugueurs ou enlevés. Ce numéro unique et gratuit, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, veut assurer une meilleure coordination à l’échelle européenne des recherches de la part des autorités compétentes. Le 116 000 permet également aux familles d’enfants disparus d’obtenir des informations, une écoute et un soutien professionnel, accessible et disponible. Ce numéro unique offre une écoute en plusieurs langues, assurée par des professionnels.
Du fait de la grande mobilité des résidents suisses et européens, la Suisse pourrait continuer à optimiser son système et s’inscrire au réseau européen afin de compléter le système Alerte enlèvement et faciliter les démarches des familles et des autorités compétentes.
Fondation Sarah Oberson, 24.05.2011
- Alerte enlèvement : Situation internationale, Fondation Sarah Oberson
- Europe : Missing Children Europe calls for Enhancement of the Professional Standard of 116 000 Hotlines for Missing Children, 20.05.11
A practical guide for 116 000 hotlines, 05.2011
- France : 9ème Journée internationale des enfants disparus, 19.05.2011
- ‘Comme si le départ de Lucie n’était pas vain‘, Fondation Sarah Oberson, 25.05.2010
- ‘Une fleur, message d’espoir et de solidarité‘, Fondation Sarah Oberson, 25.05.2009
Immense émotion à la suite de la disparition des jumelles Alessia et Livia…
7 février 2011Les jumelles Alessia et Livia ressemblent à deux petits rayons de soleil. Elles incarnent la fragilité et la beauté de l’enfance insouciante et innocente…
Malheureusement, nous sommes sans nouvelles d’elles depuis plus d’une semaine et craignons le pire !..
Nous sommes tous sensibilisés et meurtris par cette tragédie, qui est marquée par la disparition d’Alessia et de Livia. Nous partageons l’angoisse et la douleur de leurs familles.
Nous avons une pensée émue à l’égard de leur Maman et des familles frappées par l’horreur de ce drame. De tout cœur, nous souhaitons que les jumelles soient retrouvées en vie le plus vite possible. A travers la toile, nous lançons un appel à toutes les personnes qui auraient des renseignements utiles à les communiquer directement à l’une des polices concernées par cette dramatique disparition.
La Fondation Sarah Oberson compatit en particulier à la douleur de la Maman d’Alessia et de Livia et remercie les Polices française, italienne et suisse ainsi que tous les bénévoles des efforts consentis pour retrouver vivantes Alessia et Livia.
« N’est-ce pas au plus profond de la nuit, qu’il faut croire à la lumière ? ».
Dr. Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson
Sion, le 7 février 2011.
Le dialogue, la cuirasse des enfants sur la toile
24 janvier 2011Dialogue qui permet la réflexion, la prise de recul par rapport aux informations que les enfants absorbent volontairement ou pas à travers les médias. Ces informations sont extrêmement rapides. Dans ce cirque effréné, il est parfois difficile de déterminer « qui je suis » et « qu’est-ce que je cherche ». Ce questionnement n’a pas suivi l’évolution des technologies et c’est là que les efforts doivent se concentrer désormais.
Synthèse de la Journée Sarah Oberson 2010
Utiles et dangereuses, les nouvelles technologies font désormais partie intégrante de notre quotidien, d’autant plus de celui de nos enfants (0-18 ans). Comment utiliser leur potentiel en protégeant les enfants des menaces que leur emploi comporte ? Telle est la question que la Fondation Sarah Oberson s’est posée lors de la Journée Sarah Oberson 2010.
Les experts conviés à cette journée s’accordent sur le fait qu’il est inutile et contreproductif de les diaboliser. Les nouvelles technologies, en effet, sont un magnifique véhicule de savoir. La protection des enfants ne doit ainsi pas interdire l’accès à ces technologies. En revanche, la protection doit comporter un élément de répression/règlementation du domaine mais accompagné par un élément de prévention/éducation des enfants et des adultes responsables (ex. parents), où le dialogue est central. Ces deux éléments sont complémentaires, indissociables, et doivent être dosés de manière équilibrée.
D’une part, il faut poser des limites claires : des limites en rapport avec l’emploi des nouvelles technologies, selon l’âge de l’enfant, les thèmes, les règles de sécurité et le temps d’utilisation ; des limites de conduite, qui s’inspirent des normes de vie en société ; des limites pénales, qui permettent de contenir les crimes en combattant l’impunité. Ces limites doivent être claires et connues par les enfants mais aussi par les adultes qui les encadrent au jour le jour. Ces adultes qui se sentent souvent dépassés face aux connaissances techniques de leurs enfants, mais qui sont riches en connaissances de la vie. Qu’est-ce que la toile sinon une prolongation de la vie par le biais d’un autre support ? Les règles de vie commune sont les mêmes et c’est justement là que les adultes ont un rôle à jouer. Les enfants cherchent ces limites, mais bien souvent ils ne les trouvent que dans les médias eux-mêmes.
Au niveau pénal, on dispose de normes juridiques qui permettent de limiter les débordements permis par la technologie. Notamment la loi sur la protection de l’identité, où le droit à l’image est absolu. Le message, si connu, est percutant pour les adolescents : ils doivent, selon cette loi, demander la permission à toutes les personnes filmées ou photographiées avant de les poster sur le net. Une pratique qui est loin d’être automatique pour les enfants et qui les fait réfléchir (Fernandez).
Toutefois, les innovations technologiques ouvrent souvent des brèches légales qui autorisent à définir internet comme une zone de non droit (Varone). Si l’on compare le temps qu’il faut pour édicter une loi en Suisse (une dizaine d’années) avec la vitesse à laquelle les innovations technologiques arrivent sur le marché, on constate qu’il est difficile de réagir de manière opportune aux implications négatives des nouveaux produits.
De là la nécessité de donner des outils aux enfants eux-mêmes qui leur permettent d’aborder le monde technologique de manière sécurisée et avec un esprit critique. Un emploi avisé de ces médias passe par une éducation grand public de la lecture de l’image, domaine dont les compétences restent pour l’instant dans les mains des publicitaires (Haver) ; il passe par une sensibilisation aux règles de sécurité qui peuvent diminuer les risques encourus ; il passe par une éducation civique qui rend conscient les utilisateurs de l’impact de leurs actes virtuels sur la vie réelle ; il passe par la remise en confiance des parents, ou des responsables des enfants, dans leur rôle éducatif, où un dialogue constructif reste un moyen indispensable (Bellucci).
Dialogue qui permet la réflexion, la prise de recul par rapport aux informations que les enfants absorbent volontairement ou pas à travers les médias. Ces informations sont extrêmement rapides. Dans ce cirque effréné, il est parfois difficile de déterminer « qui je suis » et « qu’est-ce que je cherche ». Ce questionnement n’a pas suivi l’évolution des technologies et c’est là que les efforts doivent se concentrer désormais (Léchot).
Ainsi, il est important de militer sur deux plans : militer pour des règles claires réaffirmant quelles sont les normes de vie en société et militer pour le droit à la parole de chaque enfant.
Les médias qui jouissent d’un financement public, doivent se questionner sur la nécessité d’intensifier leur travail de sensibilisation, en accueillant des classes d’école par exemple. Dans les familles, on peut négocier une charte selon l’âge des enfants et ensuite la modifier. Dans le cadre de la scolarité, il serait possible d’avoir régulièrement un questionnement sur ce qui m’arrive avec les sons et les images avec lesquelles je suis confronté à travers ces médias (Léchot).
Sans oublier le secteur privé qui a aussi un rôle important à jouer. L’Etat doit l’impliquer dans le débat en cours et, à travers des normes légales, le confronter aux conséquences néfastes de ses produits sur les enfants (Zermatten).
Mais on pourrait aller plus loin. Grâce à la participation des enfants et à leurs compétences technologiques, on pourrait augmenter les apports positifs des nouvelles technologies. A titre d’exemple, les jeunes ont des difficultés à faire le lien entre les connaissances acquises sur internet dans leur vie privée et ce qu’on leur enseigne à l’école. Si ce lien était établi, les connaissances des élèves pourraient enrichir la manière d’enseigner(Léchot).
Intervenants :
M. Pierre-André Léchot, Chargé d’enseignement à l’Institut des sciences du langage et de la communication de l’Université de Neuchâtel
M. Christian Varone, Commandant de la Police Cantonale Valaisanne et membre du Conseil de la Fondation Sarah Oberson
M. Gianni Haver, Professeur associé de Sociologie de l’image à l’Institut de sociologie des communications de masse de l’Université de Lausanne
Mme Viola Amherd, Conseillère nationale et Présidente de la Commune de Brig
Mme Tiziana Bellucci, Directrice Générale d’Action Innocence
Mme Eva Fernandez, Directrice de l’Association romande CIAO
M. Fabrice Germanier, Président de l’Association de la presse valaisanne et Rédacteur en chef à Radio Rhône FM et membre du Conseil de la Fondation Sarah Oberson.
JOYEUSES FETES
20 décembre 2010Journée Sarah Oberson 2010 : les nouvelles technologies
8 novembre 2010En un an, un adolescent suisse passe 800 heures sur les bancs d’école, … et 1’500 heures connecté à un média électronique (dont téléphone portable, lecteur audio, etc.).
Article de Mme Geneviève Levine, Institut international des Droits de l’Enfant
Sous le titre de « Nouvelles technologies : chances et dangers pour les enfants », la Fondation Sarah Oberson a abordé cette question pour un public varié, le 3 novembre à l’IDE.
En un an, un adolescent suisse passe 800 heures sur les bancs d’école, … et 1’500 heures connecté à un média électronique (dont téléphone portable, lecteur audio, etc.).
Comment se situent l’axe répressif, et l’axe préventif/éducatif lorsque l’on souhaite protéger la jeunesse des dérives ayant lieu « online », et sur lesquelles les adultes ont peu de prise ? Comment faire par ailleurs d’un outil fantastique tel qu’Internet, un lieu optimal de création, de partage et d’échange pour nos jeunes ?
Les exposés ont souligné les aspects psychologiques et éducatifs liés à cette consommation, l’appuyant d’une réflexion de fond sur le statut de l’image et du document, et d’un compte-rendu de la situation sur le front politique (Parlement-Conseil fédéral).
Les témoignages de l’après-midi, médiatisés par Action Innocence et l’Association romande CIAO, ont montré la richesse des interactions permises par les nouvelles technologies, ainsi que le niveau de conscience élevé parmi nos jeunes, en ce qui concerne les mesures de base en matière de sécurité.
Une table-ronde a ensuite envisagé des pistes pour le futur, dont la question de la responsabilité des fournisseurs d’accès, qu’il faudrait amener à une réflexion éthique sur la mise à disposition de technologies.
Cet article est paru le 6 novembre 2010 dans la rubrique Edito-Actualité sur le site de l’Institut international des Droits de l’Enfant (IDE).
Lire aussi :
- Le Nouvelliste, Encadrer nos jeunes « Googlelisés », 04.11.2010, p. 2.
- Le Nouvelliste, Devenir citoyen numérique, 04.11.2010, p. 3
- Le Nouvelliste, A la recherche d’aide sur le web, 04.11.2010, p. 3
- Canal 9, Les Nouvelles technologies et l’enfance, L’Emission en Direct, 03.11.2010.








