Archive pour la catégorie ‘La Fondation’

Journée Sarah Oberson 2010 : les nouvelles technologies

8 novembre 2010

En un an, un adolescent suisse passe 800 heures sur les bancs d’école, … et 1’500 heures connecté à un média électronique (dont téléphone portable, lecteur audio, etc.).

Article de Mme Geneviève Levine, Institut international des Droits de l’Enfant

Sous le titre de « Nouvelles technologies : chances et dangers pour les enfants », la Fondation Sarah Oberson a abordé cette question pour un public varié, le 3 novembre à l’IDE.

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En un an, un adolescent suisse passe 800 heures sur les bancs d’école, … et 1’500 heures connecté à un média électronique (dont téléphone portable, lecteur audio, etc.).

Comment se situent l’axe répressif, et l’axe préventif/éducatif lorsque l’on souhaite protéger la jeunesse des dérives ayant lieu « online », et sur lesquelles les adultes ont peu de prise ? Comment faire par ailleurs d’un outil fantastique tel qu’Internet, un lieu optimal de création, de partage et d’échange pour nos jeunes ?

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Les exposés ont souligné les aspects psychologiques et éducatifs liés à cette consommation, l’appuyant d’une réflexion de fond sur le statut de l’image et du document, et d’un compte-rendu de la situation sur le front politique (Parlement-Conseil fédéral).

Les témoignages de l’après-midi, médiatisés par Action Innocence et l’Association romande CIAO, ont montré la richesse des interactions permises par les nouvelles technologies, ainsi que le niveau de conscience élevé parmi  nos jeunes, en ce qui concerne les mesures de base en matière de sécurité.

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Une table-ronde a ensuite envisagé des pistes pour le futur, dont la question de la responsabilité des fournisseurs d’accès, qu’il faudrait amener à une réflexion éthique sur la mise à disposition de technologies.

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Cet article est paru le 6 novembre 2010 dans la rubrique Edito-Actualité sur le site de l’Institut international des Droits de l’Enfant (IDE).

Lire aussi :

- Le Nouvelliste, Encadrer nos jeunes « Googlelisés », 04.11.2010, p. 2.
- Le Nouvelliste, Devenir citoyen numérique, 04.11.2010, p. 3
- Le Nouvelliste, A la recherche d’aide sur le web, 04.11.2010, p. 3
- Canal 9, Les Nouvelles technologies et l’enfance, L’Emission en Direct, 03.11.2010.

Nouvelles technologies : chances et dangers pour les enfants

4 octobre 2010

Utiles et dangereuses, les nouvelles technologies font désormais partie intégrante de notre quotidien, d’autant plus de celui de nos enfants (0-18 ans). Comment utiliser leur potentiel en protégeant les enfants des menaces que leur emploi comporte ? Qu’est-ce qu’une nouvelle technologie ? Un outil qui est difficilement contrôlable compte tenu de sa globalisation. Un outil vivant, mobile et changeant qui oblige à une constante adaptation des normes de protection et des messages de prévention.

Dès le 01.01.2010, la Suisse s’est dotée d’un système d’alerte enlèvement ; elle envisage pour le 01.01.2011 d’élargir la distribution des messages de recherche au système SMS, en mettant ainsi les nouvelles technologies au service de l’enfance en danger. Dans le même temps, chaque jour, les média se font l’écho de crimes perpétrés contre les enfants, par le biais des nouvelles technologies : des prédateurs du net, des réseaux d’échange d’images pédophiles, des vidéos pornographiques échangées entre adolescents, des tueries inspirées des jeux violents, des vols d’identité, du mobbying entre pairs, etc.

Les blocages de sites illégaux, les filtres parentaux tentent d’endiguer ces dangers tout en permettant un accès limité. En Suisse, les parlementaires cherchent à y répondre au travers de nouvelles normes. Ces dernières ont entre autres permis à la Confédération d’élaborer pour 2011 un Programme national de Protection de la jeunesse face aux médias et compétences médiatiques. Les forces policières et judiciaires s’organisent autour de ces crimes et affinent leurs stratégies, en multipliant les arrestations. Les campagnes d’éducation auprès des enfants et des parents prolifèrent.

Les nouvelles recherches nous éclairent sur le fait que si elles comportent des dangers pour les enfants, elles ne sont pas plus dangereuses que la vie réelle. Par exemple, pour ce qui est des actes d’ordre sexuel à l’encontre des enfants, les proches continuent à être, hélas et de loin, les auteurs les plus nombreux. Le profil du prédateur sexuel du net ne correspond pas à ce qu’on imaginait. Les enfants face aux nouvelles technologies semblent surtout souffrir du harcèlement de leurs pairs et d’addiction, ….

A la lumière des connaissances les plus récentes, comment exploiter les nouvelles technologies  au service de l’enfance qui souffre ? Comment orienter et adapter la protection des enfants face à ces outils ? Telles sont les questions auxquelles les participants à la 10e journée de sensibilisation de la Fondation Sarah Oberson tenteront de répondre.

Journée Sarah Oberson 2010

LA FONDATION SARAH OBERSON,
L’INSTITUT INTERNATIONAL DES DROITS DE L’ENFANT
organisent
une journée de réflexion sur le thème :

Nouvelles technologies : chances et dangers pour les enfants

Le mercredi 3 novembre 2010
à l’Institut international des Droits de l’Enfant
c/o IUKB à Bramois

Programme

Il y a 25 ans, Sarah Oberson…

23 septembre 2010

Il y a 25 ans, Sarah Oberson…

disparaissait à Saxon. C’était le 28 septembre 1985, entre 17h30 et 18h30.

Malgré la rapide mise en place d’un imposant dispositif par la police cantonale, la mobilisation de toute une région, l’appui de l’armée, la promesse d’une récompense et même le recours au paranormal, toutes les recherches demeurent vaines. Aucune piste n’aboutit, pas plus celle qui mène à Vienne que l’autre qui conduit à Lyon.
Jamais la petite Sarah, cinq ans et demi, ne sera retrouvée.

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25 ans après, les parents, les proches, soutenus par la Fondation Sarah Oberson, ne se résolvent pourtant pas à abandonner. Dans l’espoir qu’un jour enfin la vérité éclate.
Au moins une fois l’an, une rencontre réunit ainsi le juge d’instruction aujourd’hui en charge de l’affaire, Philippe Medico, deux enquêteurs de la police cantonale, le président de la Fondation ainsi que le père de Sarah. Toute hypothèse, tout fait nouveau est analysé, décortiqué. Toute information est vérifiée.
Car cette disparition n’est pas un dossier classé, pas plus que ne le sont ceux de trois autres enfants disparus en Suisse dans des circonstances tout aussi énigmatiques, juste avant ou juste après Sarah. Il se pourrait d’ailleurs que la résolution de l’une de ces affaires permette la résolution des trois autres, qu’un lien soit établi. Une éventualité que la police, en tous cas, n’écarte pas.

Mais en attendant ce qui constituerait assurément une immense délivrance, l’heure est à la mémoire, au recueillement aussi.
En témoignage de sympathie et de solidarité avec les parents Oberson,

la population de Saxon est invitée à allumer une bougie du souvenir sur le rebord de la fenêtre le mardi 28 septembre, dès 21h00.

Un quart de siècle exactement après la disparition de Sarah.

« Comme si le départ de Lucie n’était pas vain »

25 mai 2010

En ce 25 mai 2010, Journée internationale des enfants disparus, offrons une fleur en souvenir de tous les enfants disparus et en solidarité avec leurs familles.

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Familles qui luttent entre le deuil et l’espoir de retrouvailles. Familles qui veulent transformer « toutes ces émotions et toute cette douleur en quelque chose de positif » (père de Lucie, Roland Trezzini).

« Comme si le départ de Lucie n’était pas vain » (Nicole Trezzini)

C’est ainsi que la mère de Lucie s’exprime, une année après la disparition de sa fille, en commentant les améliorations que cette disparition – dernière d’une longue série – a déclenchées en Suisse : l’instauration du système alerte enlèvement ; des améliorations dans les procédures policières lors de disparitions (Canton Schwyz) et dans les procédures de libération des auteurs de délits graves (Canton d’Argovie) (Le Journal RSR, 25.04.2010).

La famille d’Ylénia, disparue en 2007 et dont le corps a été retrouvé dans les bois, a choisi de créer une fondation pour l’aide à l’enfance qui vit dans la détresse : « Peut-être que la mort d’Ylenia prendra ainsi un sens » (TSR, 19.11.2007). En 2009, les fonds récoltés ont aidé entre autres à la construction et au fonctionnement d’une école aux Philippines.

Gerry et Kate Mc Cann, parents de Madeleine, disparue dans une chambre d’hôtel au Portugal il y a trois ans, ne lésinent pas sur leurs efforts pour l’instauration d’un système d’alerte enlèvement européen.

La famille Oberson a créé une fondation qui aide les enfants en souffrance. Cette fondation a contribué notamment à l’instauration du système d’alerte enlèvement, opérationnel en Suisse dès le début de cette année. Système de réseau de diffusion des messages de disparition dont elle fait désormais partie.

Un remerciement à toutes ces familles éprouvées qui, par leur engagement, ont réussi à transformer un événement tragique en apport constructif.

Communiqué de presse du 18.11.2009

18 novembre 2009

Le site Internet de la Fondation Sarah Oberson : la réponse à un réel besoin

Totalement reconçu, dynamisé, le nouveau site Internet de la Fondation Sarah Oberson a accueilli plus de 11’000 visiteurs depuis son ouverture il y a une année. Une attente a manifestement été comblée.

Notre site offre plusieurs informations d’importance, à savoir :

•    des documents actualisés sur les démarches en vue de l’instauration du système alerte enlèvement en Suisse
•    une rubrique spécifique d’articles relatifs aux disparitions d’enfants dans le monde entier
•    des renseignements régulièrement adaptés sur les possibilités de soutien pour les personnes en difficulté
•    un agenda détaillé des événements saillants se déroulant en Suisse
•    la mise à disposition du grand public des documents inhérents aux thèmes traités par la Fondation
•    la mise à disposition de documents sur la Fondation, avec vidéos et photos, entre autres, du 10e anniversaire de la Fondation en 2008

Proposant plusieurs éditos par mois sur les différents sujets traités par la Fondation, le blog vient en enrichir le contenu. Il existe également une étroite collaboration avec l’Institut des Droits de l’Enfant (IDE) à ce sujet et les échanges d’idées sont aussi nourris par des apports de l’extérieur (p. ex. Action innocence, SSI, …).

Compte tenu de ce succès, la Fondation Sarah Oberson, grâce à une assistance financière de la Loterie Romande, a décidé de traduire son site en allemand. Il a été ouvert hier, le 17 novembre 2009.

Les 20 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant célébrant cette année ses 20 ans d’existence, la Fondation Sarah Oberson a collaboré à l’organisation, avec cinq autres institutions valaisannes, d’une manifestation d’envergure nationale pour marquer cet anniversaire : Enfan’phare.
Cet événement, placé sous la direction de l’Institut International des Droits de l’Enfant, aura lieu les 20 et 21 novembre 2009 au CERM à Martigny.
Les journées de réflexions organisées chaque année par la Fondation durant ces dix dernières années reprendront l’année prochaine avec la Journée Sarah Oberson 2010.

L’alerte enlèvement

La Fondation Sarah Oberson saisit également cette occasion pour saluer la décision officielle de mettre en place, à partir de janvier 2010, un système suisse d’alerte enlèvement, instauration pour laquelle elle s’est beaucoup investie.

Afin de continuer à élargir son action de sensibilisation du public aux problèmes de l’enfance en difficulté et de contribuer à la recherche des enfants disparus, la Fondation lance une campagne de parrainage. Par le versement de CHF 20.- ou plus par an, les Marraines et les Parrains, pourront bénéficier d’informations régulières sur les activités de la Fondation.

Le Président de la Fondation Sarah Oberson :
Dr Bernard COMBY
Saxon, le 18 novembre 2009.

Novembre 2009 : La Convention va fêter ses 20 ans!

3 novembre 2009

Editorial de Mme Geneviève Levine de l’Institut international des Droits de l’Enfant

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Qu’y a-t-il de commun entre la ville de Martigny, 50 organisations de volontaires, diverses expositions et les élus suisses des pouvoirs exécutifs et législatifs ? Ce sont quelques-uns parmi les ingrédients d’une formule que nous avons concoctée pour fêter les Droits de l’Enfant les 20 et 21 novembre prochains.

C’est le CERM de Martigny, Suisse, qui nous accueillera à cette occasion.

A entendre et fêter le 20 novembre : spécialistes et politiciens sur le thème Droits des enfants en Suisse, bilans et perspectives, en prélude à la soirée de célébration officielle du 20e anniversaire de la Convention.

A voir, entendre et partager le 21 novembre pour tout public : Village Enfan’phare avec des stands d’associations locales, des expos et dédicaces, des animations cinéma, concerts,  jeux et animations. Pour que petits et grands découvrent et célèbrent les Droits de l’Enfant, invitez  vos familles et amis.

La Journée thématique du 20 novembre affiche déjà complet*, mais nous vous attendons nombreux à partir de 18h30 pour les réjouissances officielles des 20 ans. La Convention entrera dans l’âge adulte ! Après le souffler des bougies et la dégustation du gâteau, nous inaugurerons ce soir-là le Village des Associations Enfan’phare.

Et le lendemain l’honneur sera à la fête populaire avec les stands, mais aussi deux grandes scènes, un Chapiteau des contes et des moments forts comme la Conférence d’Alexandre Jollien, l’animation de la Lanterne Magique, ou les débats d’élèves organisés par la Fondation Education et Développement (FED).

Et que vivent les Droits de l’Enfant !

*L’IDE mettra à votre disposition ultérieurement le compte-rendu de la Journée thématique.

Télécharger la brochure

Cet article est paru le 2 novembre 2009 dans la rubrique Edito-Actualité sur le site de Institut international des Droits de l’Enfant (IDE).

LA SUISSE AURA ENFIN SON SYSTÈME ALERTE ENLEVEMENT !..

23 octobre 2009

Editorial du Dr Bernard Comby, Président de la Fondation Sarah Oberson, a.Conseiller national

Il en aura fallu des drames, des interventions parlementaires et des demandes lancinantes de tous les milieux concernés, dont la Fondation Sarah Oberson, pour aboutir enfin à la décision de passer des paroles aux actes dans ce domaine aussi important pour la protection de l’enfance en danger. Mais, mieux vaut tard que jamais !..
En effet, la Conférence des Directeurs cantonaux de Justice et Police a annoncé récemment que la Suisse sera dotée d’un système alerte enlèvement, calqué sur celui de la France, qui à maintes occasions a prouvé son efficacité. Il permettra la diffusion rapide d’un message par l’intermédiaire des médias nationaux, des CFF, des services routiers et des grands aéroports du pays. Le dispositif sera déclenché par la police, en collaboration avec la justice, dès la réception d’un avis d’enlèvement d’un enfant.
A partir du déclenchement de l’alerte et durant 3 heures (avec une prolongation possible de 2 heures), des messages d’information seront diffusés par la radio, la télévision et par l’intermédiaire de panneaux autoroutiers. Ces messages seront également diffusés dans les gares, les aéroports et les agences de presse. Une centrale d’appels sera également mise sur pied par la Police Fédérale (Fedpol) afin que la population puisse communiquer des renseignements utiles à la police.

L’analyse du système d’alerte enlèvement suisse, qui vient d’être décidé et dont l’entrée en vigueur est prévue au début 2010, appelle de notre part les remarques suivantes :

1ère remarque: l’exemple français
La Suisse s’est largement inspirée du système français. Le dispositif qui sera mis en place ne concernera que les enfants disparus.
Nous saluons cette décision, car la problématique des jeunes adultes est fort différente. Le système alerte enlèvement dans ce genre de situations, notamment des fugues jeunes adultes, n’est pas adéquat. En revanche, la disparition d’enfants, victimes d’enlèvements avérés, impose des mesures exceptionnelles, telles que le déclenchement du dispositif alerte enlèvement. Dans des situations exceptionnelles, il faut recourir à des moyens exceptionnels ! C’est ce qu’a très bien compris la Conférence suisse des Directeurs cantonaux de Justice et Police, en collaboration avec le Département fédéral de Justice et Police.

2ème remarque : la médiation plutôt que l’alerte enlèvement dans certaines situations
Le système alerte enlèvement ne sera pas déclenché pour résoudre des problèmes d’enlèvements d’enfants dans le cadre de divorces ou de séparations de couples bi-nationaux. Cette restriction s’avère indispensable, car dans de telles situations seule une médiation, dont le but est de rechercher l’intérêt supérieur de l’enfant concerné, peut vraiment donner des résultats positifs.

3ème remarque : les technologies de l’information et de la communication au service de l’alerte enlèvement
Lors du déclenchement du système alerte enlèvement, il faut utiliser tous les instruments efficaces offerts par les technologies de l’information et de la communication. Par exemple, l’utilisation des SMS, voire des MMS, s’inscrit dans cette optique. Dès lors, il est important que l’on recoure le plus vite possible également à l’envoi de SMS pour faciliter la recherche des enfants disparus !

4ème remarque : une coopération internationale s’avère indispensable dans ce domaine
Les criminels ne connaissent aucune frontière ! Dès lors, pourquoi ne pas prévoir immédiatement une collaboration efficace, notamment avec la France voisine, qui est dotée du système alerte enlèvement depuis plusieurs années déjà ?
Une collaboration à cet égard avec l’Allemagne et l’Italie serait également très fructueuse. A mon avis, il est impérieux de collaborer immédiatement avec les pays voisins, en particulier les régions frontalières afin de se donner le maximum de chances de retrouver un(e) enfant disparu(e), en faisant jouer bien sûr la réciprocité.

5ème remarque : le système alerte enlèvement  doit obéir à une stratégie globale cohérente de lutte pour une meilleure protection de l’enfance menacée
Indéniablement, ce système complète judicieusement les instruments existants ainsi que les mesures déjà prises dans ce domaine. En outre, il contribue à une prévention plus efficace en la matière.

Je tiens ici à saluer avec satisfaction la mise en place prochaine d’un tel système alerte enlèvement dans notre pays, en souhaitant que nous puissions rapidement apporter les améliorations nécessaires au dispositif prévu.
De toutes manières, il faudra tenir compte des expériences réalisées en Suisse et ailleurs, en apportant en permanence des correctifs utiles afin de donner au système helvétique d’alerte enlèvement sa pleine efficacité, dans l’intérêt des enfants disparus.

En conclusion, je tiens à remercier le Parlement suisse, tous partis confondus, qui a offert son appui unanime à l’instauration du système alerte enlèvement dans notre pays. Je remercie, en particulier, Monsieur le Conseiller fédéral Didier Burkhalter pour la part active qu’il a prise à ce combat en sa qualité de parlementaire fédéral.

Je salue les efforts consentis par tous les partenaires publics et privés en faveur de ce système suisse d’alerte enlèvement.
Enfin, j’adresse mes chaleureux remerciements à la Conférence Suisse des Directeurs cantonaux de Justice et Police pour avoir pris, d’entente avec le Département fédéral de Justice et Police, une décision porteuse d’espoir pour l’avenir. Certes, le système alerte enlèvement n’est pas une panacée. Mais, dans certaines situations dramatiques exceptionnelles, il peut contribuer efficacement à sauver la vie d’un(e) enfant. Toutes les familles de notre pays, surtout celles qui ont été ou seront confrontées un jour à la terrible tragédie de la disparition d’un enfant, leur seront reconnaissantes de cette avancée, qui honore la condition humaine !

Dr Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson
a.Conseiller national

Le corps de Partho Leuba retrouvé

20 octobre 2009

Interview du Nouvelliste à M. Bernard Comby, Président de la Fondation Sarah Oberson, paru le 17.10.09.

M. Bernard Comby éprouvait pour sa part « un sentiment de soulagement en apprenant que ce mystère a été partiellement élucidé par la découverte du corps de Partho Leuba. Il y a une leçon à tirer de ce drame, c’est qu’en cas de disparition, il ne faut jamais baisser les bras et toujours continuer les recherches. Je manifeste ma solidarité et j’ai une pensée émue pour les parents de Partho qui pourront au moins faire le deuil, alors que ceux de Sarah Oberson sont toujours dans le mystère le plus épais. Et j’espère que tous les moyens seront mis en œuvre par la police pour élucider complètement cette disparition de Partho. »

Fondation Sarah Oberson, 20.10.09

Une fleur, message d’espoir et de solidarité

25 mai 2009

«La perte d’un enfant est une chute dans le vide qui se traduit par la perte du sens de la vie, un sentiment de totale perte de maîtrise, une négation de l’ordre naturel» (François Dayer)

Le 25 mai 1979, sur sa route pour l’école, disparaissait à New York Etan Patz. Cet événement, très médiatisé, a été suivis par d’autre cas aussi très visibles qui ont enclenché un mouvement de solidarité à travers les Etats Unis. Ainsi, en 1983, le président Ronald Reagan proclamait le 25 mai la journée nationale de la disparition d’enfant. Progressivement, cette journée est devenue la Journée internationale des enfants disparus, commémorée partout dans le monde.

Cette journée veut garder vif le souvenir de ses enfants et de donner un message d’espoir et de solidarité aux parents qui n’ont plus de nouvelles de leurs enfants. Le symbole de la journée est en effet la fleur «Non ti scordar di me» ou «Vergissmeinnicht» (‘ne m’oublie pas‘), en français Myosotis.

Lors de la cérémonie des 10 ans de la Fondation Sarah Oberson le 7 novembre 2008 à Saxon, M. Christian Varone, Commandant de la Police Cantonale Valaisanne et membre du Conseil de la Fondation Sarah Oberson, s’exprimait ainsi :

« Face à ce type de tragédie, tout doit être mise en œuvre pour rendre les systèmes de recherche toujours plus performants. Depuis 1985, la Police cantonale n’a cessé d’améliorer son système d’investigation. Aujourd’hui, les procédures mises en place en cas de disparition d’enfants donnent heureusement d’excellents résultats. Plus du 98 % des cas sont ainsi élucidés.

Il faut cependant continuer à perfectionner le système. Le projet national d’alerte-enlèvement va justement dans ce sens et reçoit l’appui le plus complet de la Police cantonale valaisanne. Il permettra notamment de mieux coordonner la diffusion d’informations et de rendre encore plus efficace les opérations menées sur le plan national et international.

En définitive, la mise sur pied du projet alerte-enlèvement sera le plus bel hommage que nous puissions rendre à Sarah et au courage admirable de ses parents et de ses proches. »

Lire aussi :
Union Européenne : 25 mai 2009 ‑ Journée internationale des enfants disparus

ALERTE–ENLEVEMENT : le oui du cœur et de la volonté…

4 mai 2009

Un pas décisif du Conseil National en faveur de l’Alerte-Enlèvement

Le lundi 27 avril 2009, une fois de plus le Conseil National s’est prononcé favorablement sur le dossier Alerte–Enlèvement. Il y a deux ans, il en avait fait de même avec les deux motions qui lui avaient été soumises concernant le même domaine.

Une approche pragmatique prévue par la motion du Conseiller aux Etats Didier Burkhalter

Lors de sa session de printemps 2009, le Conseil National a donc plébiscité la motion du Conseiller aux Etats Didier Burkhalter, qui a eu l’intelligence de proposer une approche pragmatique de cette importante question.

En résumé, cette motion demande à la Confédération de prendre le leadership dans ce dossier, en élaborant une Convention de partenariat avec les Cantons et les autres milieux concernés.

Elle souligne la dimension nationale, voire internationale de cette problématique, en sortant d’un fédéralisme étriqué, qui bloquait la mise en place du système Alerte-Enlèvement en Suisse.

Cet appui unanime du Parlement traduit clairement la volonté des Parlementaires fédéraux de doter enfin notre pays d’un système Alerte-Enlèvement, qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs autres pays, à savoir les Etats-Unis, le Canada et la France. Durant les dernières années, des centaines d’enfants ont eu la vie sauve grâce à ce dispositif mis en place dans ces pays.

Cette décision constitue l’heureux aboutissement de plusieurs initiatives réclamant l’instauration d’un tel système en Suisse.

Il faut citer, entre autres, le lancinant appel lancé par le Nouvelliste et Feuille d’Avis du Valais en 2007 et la pétition de la Fondation FREDI. La dernière a été la marche blanche organisée au mois de mars 2009, à Fribourg, par les parents de Lucie Trezzini, lâchement assassinée par un désaxé sexuel.

Un vibrant appel lancé par la Fondation Sarah Oberson en faveur de l’Alerte-Enlèvement, à l’occasion de son 10ème anniversaire, en novembre 2008

Pour sa part, la Fondation Sarah Oberson a apporté sa pierre à cet édifice commun, en lançant un vibrant appel en faveur de l’Alerte-Enlèvement, lors de son 10ème anniversaire, qui a eu lieu le 7 novembre 2008, à Saxon, en étroite collaboration avec la Police Cantonale Valaisanne et l’Institut International des Droits de l’Enfant (IDE).

Dans la foulée du Conseil aux Etats et de la décision très encourageante de la Conférence suisses des Directrices et Directeurs des Départements cantonaux de Justice et Police, prise le 2 avril 2009, le Conseil National a réaffirmé clairement sa volonté de mettre sur pied un tel dispositif en Suisse.

Le Conseiller national Christian Lüscher, rapporteur de langue française de la Commission, a rappelé fort opportunément que « lorsqu’il y a un enlèvement , la rapidité, la vitesse de réaction sont absolument essentielles, parce qu’on sait que 90 pour cent des victimes disparaissent dans les premières 24 heures »…

Les critères pour le déclenchement du dispositif de l’Alerte-Enlèvement

Il a également signalé que nous pourrions nous inspirer largement du système français, avec les adaptations indispensables au droit suisse. Qui lance l’alerte ? Compte tenu du fédéralisme helvétique, il est vraisemblable que l’autorité judiciaire du canton où a eu lieu la disparition serait compétente pour lancer l’alerte.

Quant aux critères appliqués en France pour le déclenchement de l’alerte, ils sont au nombre de quatre :

1. L’enlèvement doit être avéré. Ce n’est pas une simple disparition.
2. La vie ou l’intégrité physique de la victime doivent être concrètement en danger.
3. Des éléments d’information existent et leur diffusion est susceptible de permettre la localisation de la victime.
4. La victime est mineure.

Il ne faut pas réinventer la roue !

Il n’est pas nécessaire chaque fois de réinventer la roue ! Pour ma part, je pense que nous pourrions retenir ces mêmes critères, en sachant que les enfants sont les plus vulnérables. Dès lors, il faudrait déclencher l’alerte-enlèvement, en particulier, pour sauver la vie d’enfants en bas âge disparus. Faut-il rappeler les tragédies vécues par les familles de Sarah, d’Ylenia et de Lucie ? Dans le cas de Sarah, quelque 24 ans après la tragédie, sa famille n’a pas encore pu faire le deuil, car le mystère de sa disparition demeure entier !..

A mon avis, le dispositif de l’Alerte-Enlèvement devrait être déclenché seulement dans des situations extrêmes. Il faudrait donc écarter les fugues d’adolescents, par exemple. Il ne faudrait pas non plus mettre en action ce système pour des cas de disparition, dans le cadre de couples binationaux en conflit. Dans ces cas, il vaudrait mieux utiliser la voie de la médiation par un tiers, afin de respecter le bien supérieur de l’enfant, conformément à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1989.

Mais par quels moyens faudrait-il diffuser l’alerte? A l’instar de la France, il faut agir rapidement et massivement, en partant de l’idée que dans ce domaine, il vaut mieux en faire un peu plus que pas assez. Ne l’oublions jamais, la vie d’enfants est en jeu, il ne faut pas lésiner sur les moyens à utiliser !..

Le message d’alerte devrait être diffusé pendant plusieurs heures sur les chaînes de télévision, les radios et par l’intermédiaire des agences de presse et des journaux.

Il faudrait également communiquer le message d’alerte dans les gares, les aéroports et les autoroutes.

En outre, les technologies de l’information et de la communication offrent aujourd’hui de nouveaux outils très efficaces, tels que les MMS et le microblogging (diffusion à toutes les personnes qui sont connectées à l’Internet).

L’Alerte-Enlèvement : un facteur de prévention

Enfin, le système alerte-enlèvement peut aussi jouer un rôle non négligeable de prévention contre les crimes de nature sexuelle dont sont victimes les enfants.

Certes, le système Alerte-Enlèvement n’est pas une panacée. Mais il contribuera dans des situations exceptionnelles à sauver des « petits des hommes » et à mieux protéger l’enfance menacée. Il s’agit d’un instrument supplémentaire efficace, qui s’ajoute à toute une série de mesures déjà en vigueur.

Le Conseil National, après le Conseil aux Etats, vient d’ailleurs d’apporter une nouvelle fois un message d’espoir, en manifestant clairement sa volonté de doter notre pays de cet outil indispensable pour une meilleure protection de l’enfance, à l’avenir ! Cette décision fait honneur au Parlement suisse. Ce lancinant appel, qui obéit autant au cœur qu’à la raison, a enfin été entendu par le Conseil Fédéral.

Nous attendons maintenant des actes concrets d’ici à la fin de cette année 2009 !

Dr Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson

Sion, le 1er mai 2009.