Programme national de lutte contre la pauvreté

8 juillet 2013

Le Conseil fédéral a approuvé le programme national de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Par le Réseau suisse des droits de l’enfant, 25.06.13

Ce programme qui s’étend de 2014 à 2018 vise en priorité à améliorer les chances de formation des enfants, des jeunes et des adultes socialement défavorisés. De plus, il vise à encourager l’insertion sociale et professionnelle et à améliorer les conditions de vie des personnes touchées ou menacées d’être touchées par la pauvreté (logement, pauvreté des familles etc.). En outre, les offres existantes seront coordonnées et mises en réseau.

La compétence principale pour la lutte contre la pauvreté revient aux cantons, aux villes et aux communes ainsi qu’aux organisations privées. La Confédération joue dès lors avec le programme national un rôle de soutien et de coordination et met l’accent sur l’accroissement des chances de formation afin de combattre la pauvreté par le biais de la prévention.

La mise en oeuvre du programme national est assurée par le Département fédéral de l’intérieur (Office fédéral des assurances sociales OFAS).

Le programme poursuit les quatres champs d’action et l’axe de programme suivants:

Champ d’action « Chances de formation des enfants, des jeunes et des adultes »
Champ d’action « Intégration sociale et professionnelle »
Champ d’action « Conditions de vie »
Champ d’action « Mesure de l’efficacité et monitoring »
Axe du programme « Information et mise en réseau des acteurs »

Plus d’informations

Lire aussi :

- Pauvreté en Suisse : le point de vue des droits de l’enfant, Blog FSO, 07.12.12

- Quelles mesures contre pauvreté des enfants ?, Blog FSO,, 06.12.11

- La pauvreté en Suisse : une affaire d’enfants, Blog FSO, 21.06.10

Lire aussi Documentation – Pauvreté

6 décembre 2011

Des jeunes pris dans les rets de la toile d’araignée

7 mai 2013

Désormais, les jeunes sont plus compétents que leurs aînés. Mais les adultes restent des experts en comportements.

Par Le Nouvelliste, 06.05.13

Comment permettre aux enfants et adolescents d’évoluer dans un monde numérique en connaissance de cause. C’est le thème du débat organisé le 7 mai à 19 h 30 à la HES-SO de Sierre. L’entrée est libre. La soirée est supervisée par la direction des écoles de Sierre et la commission scolaire.

Seront invités d’éminents spécialistes: Sébastien Gendre, responsable du département prévention et formation, Action Innocence (Suisse), Sébastien Fanti, avocat et spécialiste du droit des nouvelles technologies informatiques et internet, Jean-Marie Bornet, chef de la prévention de la police cantonale et Florence Zufferey Seppey, déléguée à la Jeunesse de la ville de Sierre.

Désormais, les jeunes sont plus compétents que leurs aînés. Mais les adultes restent des experts en comportements. Il n’y aurait donc pas de raison de paniquer. Mais il faut agir: 88% des adolescents dévoilent des photos d’eux sur les réseaux. 31% des jeunes sondés ont déjà accepté des personnes inconnues dans leurs contacts. 25% ont été victimes d’insultes et de rumeurs et 30% ont déjà été choqués par ce qu’ils ont vu sur le réseau… Pendant ce temps, seuls 23% des parents limitent la durée de la connexion.

Etape suivante…

Un tour de table permettra de partager les expériences avec le public.

Il permettra aux parents et aux responsables de trouver le mode de fonctionnement qui convient le mieux.

Ils obtiendront également des conseils pour savoir vers qui se tourner en cas de problèmes, que ce soit les autorités scolaires, publiques ou légales.

Il y aura une suite à ce projet. L’étape suivante se fera dès la rentrée scolaire prochaine est elle sera annuellement reconduite. Seront concernés les élèves de sixième primaire, selon un modèle de prévention piloté par Florence Zufferey Seppey.

Cet axe de prévention intégrera la police cantonale, Action innocence et les éducateurs hors murs de l’ASLEC. PASCAL CLAIVAZ

Le phénomène « Projet X ». Quand la réalité dépasse la fiction !

14 janvier 2013

Étant moi-même âgée de 17 ans, je vais aussi sur les réseaux sociaux, je fais aussi la fête, j’ai aussi vu le film « Projet X ». Mais je ne comprends pas comment on peut ne pas faire la différence entre un film et la réalité.

Par Audrey Fardel, stagiaire de l’Institut international des Droits de l’Enfant

Illustration La minute de Mélanie

« Projet X » ou « The Hangover » en Anglais, c’est le nom d’une comédie américaine qui raconte l’histoire de trois lycéens (Costa, Jb et Thomas) qui, ne voulant plus passer pour des « Looser », décident d’organiser « La plus grande fête de tous les temps ». Les invités arrivent bien plus nombreux que prévu et la fête va rapidement déraper, se transformant en un événement surdimensionné… Ce film est inspiré par l’histoire de Corey Worthington, un Australien de 16 ans (2008) qui avait profité de l’absence de ses parents pour inviter chez lui 500 personnes via Facebook. Le week-end s’était conclu par la destruction de la maison familiale et par des dégradations dans tout le voisinage. Une interview de l’adolescent pour la télévision locale a alors fait le «buzz» aux Etats-Unis et en Australie.

Ce film, tourné à la manière d’un documentaire, donne l’illusion de faire partie de la soirée, de faire partie du film, que tout est réel, … et il semble que certain jeune n’arrivent pas à faire la différence entre la réalité et la fiction.                                              .

Il faut aussi savoir que lorsque l’on crée un évènement privé sur Facebook, chaque invité peut convier à son tour un maximum de 60 personnes. C’est ce qui est arrivé à Benjamin, un jeune français qui veut organiser une boum pour ses 14 ans. Il pense inviter une trentaine de personne chez ses grands-parents. Une de ses amies trouve plus pratique de créer un «événement secret» sur Facebook. En à peine 48 heures, près de 33.000 personnes sont invitées et continuent à leur tour à transmettre l’information. Dépassé par la tournure des événements, le jeune Benjamin prévient son père, qui fait appel à la police.  Après avoir déposé plainte contre X pour «usurpation d’identité», ils tentent désespérément de faire clore les sites. Le pire est finalement évité, mais 2’000 personnes ont quand même fait le déplacement, et la fête s’est déroulée dans une boîte de nuit à quelques kilomètres de là, sans la présence de Benjamin.

Suite à cela, la justice Française a décidé de prendre des mesures radicales à ce sujet. Chaque personne organisant une fête « Projet X » risque jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende. (1)

En septembre 2012, à Haren au Pays-Bas, une adolescente crée un évènement via « facebook » pour fêter ses 16 ans,  mais elle oublie de mettre ce dernier en privé (option Facebook). De nombreux fêtards décident de profiter de l’occasion pour recréer une soirée « Projet X ». Entre 3 et 4000 personnes, en grande majorité des jeunes, ont fait le déplacement pour la soirée baptisée « Project X Haren ». La soirée a rapidement dégénéré dans les rues de la ville. Les 500 policiers de l’anti-émeute présents ont dû repousser des centaines de jeunes qui tentaient de pénétrer dans la rue où réside la jeune fille. Cette dernière avait heureusement quitté la maison familiale plus tôt dans la journée. Des voitures et clôtures de maisons ont été endommagées. Des pierres, bouteilles, bicyclettes, pots de fleurs et fumigènes ont été lancés en direction des policiers. Trente-quatre personnes ont été interpelées et plusieures ont été blessées, dont deux grièvement. (2)

Aux Etats-Unis, dans la ville de Houston (Texas), une histoire similaire à eu lieu. Suite à une fusillade, une personne est décédée. (3)

En mai 2012, en France, dans une villa inoccupée appartenant à un couple de néerlandais, à Roquebrune-sur-Argens dans le Var, deux jeunes âgés de 22 ans organisent une fête inspirée du film « Projet X ». Ils lancent une invitation via Facebook «C’est no limit. Venez avec bouteilles. Possibilité 1200 personnes…» Les deux organisateurs promettent du «gros son», des «stripteaseuses» et des «DJ en folie», … Plus de 600 jeunes de 16 à 20 ans se déplacent. Mais la fête va rapidement dégénérer. Sous l’effet de l’alcool et de stupéfiants les jeunes vont complètement saccager la maison  (Vitres brisées, sanitaires descellés, canalisations arrachées, mobilier jeté dans la piscine,…), les dégâts sont estimés à environ 80’000 Euros. Les deux jeunes sont condamnés à six mois de prison ferme et à une amende de 20.000 euros pour avoir organisé, via Facebook, une soirée inspirée du film américain « Projet X » dans une villa inoccupée. Auprès des deux jeunes, est convoqué un troisième prévenu: l’agent immobilier qui leur a loué la villa, sans le consentement des propriétaires. L’homme est poursuivi pour abus de confiance. (4)

Etant moi-même âgée de 17 ans, je vais aussi sur les réseaux sociaux, je fais aussi la fête, j’ai aussi vu le film « Projet X ». Mais je ne comprends pas comment on peut ne pas faire la différence entre un film et la réalité, comment on peut vouloir aller chez des gens et tout casser.

…Ses jeunes recherchent peut-être à faire le « Buzz » ? À avoir une plus grande notoriété auprès de leur camarades ?

Sources :

(1) – 50.000 invités Facebook à la fête d’anniversaire d’un ado, Article le  Figaro , 26.04.2012

- Anniversaire de Benjamin – L’épilogue (France 3 Auvergne et National), Reportage France 3, 12.05.2012

- Quand les fêtes «Facebook» dégénèrent, Article le Figaro, 28.05.2012

(2) Chaos” aux Pays Bas lors d’une soirée “Projet X” ayant rassemblé des milliers de personnes, Article de M Europe, 22.09.2012

(3) Un étudiant abattu en imitant le film «Projet X», Article de la Tribune de Genève, 20.03.2012

(4) – Projet X: villa vandalisée dans le Var au cours d’une soirée Facebook,  Reportage du Le journal France 3, 22.05.12

- Prison pour avoir organisé une soirée Projet X via Facebook, Article du Figaro,  25.06.2012