L’acceptation massive de la motion de M. Didier Burkhalter en faveur d’un système alerte-enlèvement en Suisse fait sortir le Conseil Fédéral de sa léthargie !

16 mars 2009

Par 38 voix contre 1, le Conseil aux Etats vient d’approuver massivement la motion de Monsieur le Conseiller aux Etats Didier Burkhalter. Au nom de la Fondation Sarah Oberson, nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Didier Burkhalter et le Conseil des Etats pour cette décision qui honore le Parlement suisse.

De manière pragmatique, cette motion demande très clairement la mise en place d’un partenariat notamment entre la Confédération et les Cantons afin d’instaurer le plus rapidement possible le système alerte-enlèvement en Suisse.

Certes, la disparition de Lucie, dans des circonstances tragiques que nous connaissons, a plané sur les débats du Conseil aux Etats, consacrés à la motion de Monsieur Didier Burkhalter.

Mais la réponse parfaitement claire du Conseil aux Etats constitue une démonstration supplémentaire de la volonté politique du Conseil des Etats d’instaurer enfin ce système dans notre pays ! Que la réponse vienne du Conseil des Etats, qui est le porte-parole des cantons, est d’autant plus éloquente que le Conseil Fédéral, à tort, a tenté vainement de se cacher derrière la compétence des cantons dans ce domaine.

Faut-il le rappeler : il s’agit d’un problème éminemment national, voire international. D’ailleurs, les criminels ne respectent aucune frontière !

Dès lors, la Confédération doit sérieusement empoigner ce problème afin d’y apporter la réponse adéquate, en ne tergiversant plus pour mettre en place le système alerte-enlèvement, qui a largement fait ses preuves à l’étranger, y compris dans des pays à structure fédérale.

Indéniablement, la motion Burkhalter a fait avancer la cause de la protection de l’enfance en Suisse !

Nous ne doutons pas que le Conseil National saura faire preuve de la même diligence et de la même détermination afin d’exiger de la part de la Confédération qu’elle empoigne sérieusement ce dossier. Il ne faut plus tergiverser et mettre sur pied cette année encore le système alerte-enlèvement dans notre pays…

Dans des situations exceptionnelles, le dispositif actuel ne suffit pas à protéger comme il se devrait des enfants et des jeunes victimes de criminels sans scrupule. La protection de l’enfance et de la jeunesse en danger mérite donc bien cet effort supplémentaire de la part de l’ensemble de notre pays!

Bernard Comby
Président de la Fondation Sarah Oberson
a.Conseiller national

Saxon, le 16 mars 2009

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