Les 80 ans de la Pouponnière Valaisanne

18 mai 2009

Vendredi 24 avril 2009, les festivités liées aux 80 ans de la Pouponnière Valaisanne ont commencé par l’inauguration d’une exposition de photos qui retrace l’histoire de cette institution.

En 1929, Mme Marie-Rose Zingg ouvre la Pouponnière Valaisanne. Son but est de donner un foyer à des enfants abandonnés ou en détresse. Elle  répond à un besoin de son temps. En effet, l’abandon des enfants est alors un phénomène assez courant, comme le témoigne le fait qu’à 15 jours de l’ouverture 17 enfants ont été retrouvés devant la porte de l’institut : enfants malades, orphelins ou tout simplement abandonnés.

La pratique de l’abandon d’enfant est un phénomène ancien. Désormais, en Valais, elle est plus unique que rare. Elle n’est cependant pas dénuée d’actualité, comme en témoigne les nombreux cas d’abandon anonyme de nouveau-nés dans l’Europe de ce nouveau millénaire – voir blog du 16.02.2009.

Mme Zingg, orpheline de mère, cherche à donner à ces enfants un foyer adapté à leurs besoins. Malgré les difficultés, elle fonde une école de nurses trois ans après l’ouverture de la Pouponnière (1932). Mais elle ne s’arrête pas là et crée une crèche pour les enfants de parents malades et une maternité (1946). Finalement, en 1948, elle étend son aide et sa protection aux mères célibataires ou en détresse en créant l’œuvre Ste-Elisabeth.

Mme Zingg commence seule son combat pour les enfants les plus démunis. Soutenue par l’Eglise d’abord, elle reçoit l’aide de l’Etat dès la fin de la 2e guerre mondiale. Soutien qui continue actuellement.

La Pouponnière s’est adaptée à son temps. Les cas d’abandon anonyme d’enfant ayant pratiquement disparus dans la région (1), la Pouponnière accueille désormais des enfants de 0 à 12 ans en donnant la priorité au soutien des parents qui travaillent. Elle reste par contre fidèle à ses principes d’éducatifs en suivant une ligne éducative claire et en employant du personnel formé.

Actuellement, si un bébé ou un enfant est abandonné en Valais, le service de protection de l’enfance est alerté et décide notamment de son placement dans une famille d’accueil.

Clara Balestra, 18.05.09

Informations tirées de l’article « La ‘maman’ des petits Valaisans », Le Nouvelliste 24.04.2009, p. 32.

(1) Il n’existe pas de statistique en Suisse à propos des cas d’exposition d’enfant (art.127 code pénal, « la mise en danger de la vie et la santé d’autrui »). In Office fédéral de la Statistique, Verurteilungen nach Straftaten des Strafgesetzbuches (StGB), seit 1984.