Campagne de sensibilisation / Ecoles du Valais romand

4 novembre 2014

 

Etapes de la campagne (2014-2016) :

Weglaufen ist der häufigste Grund beim Verschwinden von Kindern, Medienmitteilung, 21.03.2016
Distribution 15'000 flyers dans les écoles du Haut-Valais
, 15.09.2015
Für eninen verbesserten Entführungsalarm
, Medienmitteilung, 25.05.2015
Pour une alerte enlèvement améliorée
, Communiqué de presse, 25.05.2015
La fugue, un cri d'alarme
, Communiqué de presse, 29.01.2015
Distribution 45'000 flyers dans les écoles du Valais romand
, 04.11.2014

 

Votre enfant n'est pas rentré?

Télécharger le flyer de la campagne (600 ko)

media: comm-media-nov-2014/flyer_web.jpgLa Fondation Sarah Oberson, active depuis de nombreuses années sur le front de la protection de l'enfance, lance aujourd'hui une vaste campagne d'information dans les écoles du Valais romand.

Objectif: prévenir l'enlèvement d'enfants, permettre un déclenchement rapide de l'alerte enlèvement en cas de besoin, mais aussi et surtout rassurer les parents.

 

Début novembre 2014, 45'000 flyers édités par la Fondation Sarah Oberson seront envoyés dans les crèches, écoles enfantines, primaires, cycles d'orientation et institutions spécialisées du Valais romand. Le document, doté d'une face destinée aux parents et aux enseignants (Votre enfant n'est pas rentré?), et d'une autre à l'intention des enfants (Conseils aux enfants), a été réalisé en collaboration avec le Département de la formation et de la sécurité (dont la Police cantonale, le Service de l'enseignement et le Service de la jeunesse), le Service de la santé publique et le Ministère public du canton du Valais.

 

La rumeur de «la camionnette blanche»

media: comm-media-nov-2014/FondOberson-groupe.pngA l'origine de la démarche de la Fondation, un constat. «Vous n'imaginez pas le nombre de fois où nous entendons des mamans dire qu'elles ont vu une camionnette blanche, qu'un enfant aurait été enlevé la semaine dernière devant l'école, qu'elles n'osent plus laisser leur enfant rentrer seul, etc.», explique Clara Balestra, coordinatrice scientifique et administrative de la Fondation Oberson. «On peut donc dire que notre démarche est partie de l'envie de rassurer les parents.»

Rassurer d'abord, parce que les statistiques parlent d'elles-mêmes. La police valaisanne enregistre chaque année, en moyenne, entre 3 et 4 disparitions d'enfants - tous généralement retrouvés chez des amis ou des proches - et 2 à 3 signalements d'enlèvement et/ou de séquestration. A ce jour, 7 enfants (de 0 à 18 ans) sont enregistrés comme «personnes disparues» dans le répertoire de la police. Pour 6 d'entre eux, l'hypothèse d'une fugue, d'un accident ou d'un suicide est privilégiée. La disparition de Sarah Oberson, le 28 septembre 1985, est la seule pour laquelle la piste d'un enlèvement par un tiers est envisagée. Autre statistique significative, donnée par la police vaudoise cette fois: 88% des disparitions d'enfants sont le fait de l'un de leurs parents. Une réalité que la Fondation Oberson connaît et qu'elle traite d'ailleurs régulièrement lors de sa soirée annuelle, comme ce sera le cas le 12 novembre prochain. (Lire encadré)

 

Effectuer les premières vérifications 
et faciliter le déclenchement de l'alerte enlèvement

media: comm-media-nov-2014/FondOberson-seule.pngRassurer, donc, mais aussi informer. Car la Fondation, née de la disparition de la petite Sarah, 5 ans, à Saxon, le sait bien: le drame se produit parfois. Et chaque fois, c'est une fois de trop. «La Fondation a donc beaucoup milité pour la mise sur pied d'une alerte enlèvement nationale en Suisse, explique Jean Zermatten, président du Conseil de fondation. Reste que celle-ci, instaurée en 2010, n'a encore jamais été déclenchée.» Ainsi, la Fondation Oberson rappelle dans son flyer les premières vérifications à entreprendre avant de contacter la police: téléphoner à l'école, à la famille, aux amis, et aux voisins. Un travail précieux qui, réalisé par ceux qui connaissent le mieux l'enfant, permettra de confirmer - ou non - le soupçon de disparition et/ou d'enlèvement. Et donc de déclencher - ou non - rapidement l'alerte enlèvement. Car l'expérience le montre, le temps joue contre les victimes. Il s'agit dès lors d'en gagner.

 

Instaurer le dialogue en classe, à la maison

Enfin, le document s'adresse également aux enfants, et leur dispense quelques conseils pour bien réagir en cas de danger, ou mieux encore, l'éviter: ne pas se déplacer seul, prendre toujours le même chemin pour se rendre dans les endroits où il va souvent (école, foot, amis, etc.), ou encore hurler et se débattre en cas d'agression.

«Plus de 200 structures vont recevoir cette semaine un paquet de flyers, accompagné d'un courrier leur demandant de distribuer ceux-ci en classe, explique Guillaume Grand, vice-président du Conseil de fondation de la Fondation Sarah Oberson. Nous souhaitons faire remonter l'information aux parents par la voie des enfants, et créer ainsi le dialogue autour de cette thématique, à la fois en classe et à la maison. Nous espérons que les directeurs et enseignants joueront le jeu, et que notre message pourra être relayé.»

Les enseignants qui n'auraient pas reçu le document peuvent l'obtenir auprès de info@sarahoberson.org. A noter que la campagne se déploiera dans le Haut-Valais au printemps 2015.

 

CONTACTS POUR LA PRESSE

Jean Zermatten,
Fond. Sarah Oberson
Président du Conseil de fondation

 

Guillaume Grand,
Fond. Sarah Oberson
Vice-président du Conseil de fondation

 

Clara Balestra,
Fond. Sarah Oberson
Coordinatrice scientifique et administrative
Jean-Marie Bornet
Police cantonale valaisanne
Chef information et prévention

 

 

Soirée annuelle Sarah Oberson :

«Enfants et séparation: des causes énoncées aux interventions proposées»

Si les divorces litigieux ne représentent que 10% des séparations, la Suisse a tout de même enregistré en 2013 quelque 106 nouveaux cas d'enlèvements parentaux internationaux.

Le 12 novembre prochain, la Fondation Sarah Oberson propose, à l'occasion de sa soirée annuelle, de traiter la thématique du divorce en lien avec l'enfance. La soirée vise à débattre des dispositifs existants pour protéger l'enfant pendant et après la séparation, ainsi que du rôle de la société dans la violence qui caractérise certaines ruptures.

La réflexion portera notamment sur l'idée d'agir en amont pour adoucir le passage d'une famille unie à une famille séparée. «Aujourd'hui en Suisse, 43% des mariages se soldent par un divorce, et la société continue pourtant de fonctionner sur le principe d'une famille traditionnelle viable sur le long terme. Cette contradiction ne permet pas de prévenir les difficultés subies par les enfants des familles séparées», explique Clara Balestra.

La soirée prévoit l'intervention de Charlotte Crettenand, présidente d'As'trame Valais, suivie de celle de Clothilde Palazzo-Crettol, professeure-chercheuse à la HES-SO Valais. Une table ronde réunira ensuite différents intervenants, animée par Fabrice Germanier, président de l'Association de la presse valaisanne. La soirée est organisée en coopération avec As'trame Valais.

 

 

CONTACTS POUR LA PRESSE

Charlotte Crettenand,
As'trame Valais
Présidente

Guillaume Grand,
Fond. Sarah Oberson
Vice-président du Conseil de fondation

 

Clara Balestra,
Fond. Sarah Oberson
Coordinatrice scientifique et administrative

 

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